L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES
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- bzh29
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES
Nan c'est juste des housses qui prennent la poussière
LIMITED 4 YOU en 171 cm- allride
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES
On continue le catalogue des décos réalisées avec ces modèles dénichés sur le bon coin:
Si y'a bien un truc qu'on ne peut pas nier c'est une créativité pour le moins débridée dans la boite grenobloise. J'imagine que l'ambiance devait être un poil enfumée au bureau...
Si y'a bien un truc qu'on ne peut pas nier c'est une créativité pour le moins débridée dans la boite grenobloise. J'imagine que l'ambiance devait être un poil enfumée au bureau...
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Quinq
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES
Il est ou le temps ou je faisais 60000km par an pour faire de la planche et du mono
Vivement la retraite
- allride
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES
La retraite à la Zebr.......
Parce que la retraite à la souris verte qui courre dans l'herbe....(mais surtout ne pas l'attraper par a queue !).....ben........
Chacun son pré, les vaches seront bien gardées

- bzh29
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES
Je te rassure c'est un peu pareille pour moi alors que je suis à moins d'une 1/2 heure des spots du FINISTERE ....... on courre tous après le temps ou les conditions !.
LIMITED 4 YOU en 171 cm- allride
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES
Juste une petite manoeuvre pour passer à la page suivante, j'aime pas commencer un gros post en fin de page... 
- allride
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES
Salut à tous
Comme promis on enterre cette semaine la période pintail avec une sélection de quelques modèles plus intéressants que les autres à chiner sur les vide-greniers. Voire même à rider à l'occasion, histoire de raviver quelques souvenirs pour les plus anciens ou de savoir d'ou on vient pour les jeunes...
Je commence avec le TUA ECO, qui a existé aussi sous le nom de QUAI 34 POWDER GLIDE et LOOK "je sais pas comment"...
Si il ne s'agit pas du tout d'un "pintail" à proprement parler, il en est contemporain: en 1984, sans doute de par sa nationalité italienne, Tua n'a pas vu arriver tout de suite la déferlante pintail et a continué à développer son excellent modèle "le tueur" puis "surf" déjà signalé au 1° épisode de cette saga. Avec un travail dessus hallucinant, qui justifie à lui tout seul qu'on s'y intéresse...
- La découpe d'un swallow tail (queue d'hirondelle pour les vraiment ignares
) donne à la planche une plus grande polyvalence en améliorant son comportement en neige profonde sans rien sacrifier à la piste. En plus d'un superbe look d'époque intemporel.
- Une fente pratiquée sur l'avant améliore le comportement en torsion.
- Un incroyable ponçage des chants sur l'avant et l'arrière augmente la vivacité à la mise sur l'angle.
Ces 2 dernières caractéristiques rendent la planche plus incisive, et ce d'autant plus que c'était déjà la plus taillée de l'ère pré-pintail avec 2 vrais centimètres de taille de guêpe (côtes 20/18/19) !!!
Au final si la planche garde une étroitesse et une rigidité très typée de cette époque, elle n'en reste pas moins parfaitement utilisable de nos jours. Avec une préférence pour les petites tailles qui rendent le shape mieux équilibré pour cause de largeur constante. Et elle symbolise l'aboutissement ultime d'une période, dans un dernier chef-d'oeuvre indiquant qu'il n'y avait plus bien moyen de faire mieux sur les mêmes bases...
Elle est d'ailleurs très prisée des collectionneurs, surtout dans sa livrée Look elle aussi intemporelle, et ne reste jamais très longtemps sur le bon coin quand il en ressort une d'une cave à 50€. N'hésitez-pas si vous tombez dessus.
Je continue avec le ROSSIGNOL FAIT D'HIVER, décliné en 174, 184 et 194.
Sortie en 1986, la Fait d'Hiver était présentée comme une planche 100% poudreuse. Ce qui confirme déjà que le but initial du pintail était bien la piste, en dépit de ce qu'on pouvait penser en le voyant...
Mais un certain nombre d'améliorations la rendent beaucoup plus moderne que le modèle basique, et au final plus performante sur piste dans certaines conditions...
:
- Sans doute à la suite d'un discret coup d'oeil vers chez Head l'arrière a été élargi et passe à 17cm. Comme quoi le pintail c'est très bien, mais c'est encore mieux quand il y en a moins...
- La planche est d'une souplesse incroyable, que d'aucuns pourront qualifier de chewing-gum sans être médisants, mais qui la rend particulièrement douce et confortable en neige souple.
- De toutes nouvelles lignes de côte elliptiques rendent l'avant bien moins préhistorique...
- Et surtout apparait une inédite spatule progressive qui débute à 20cm de l'avant environ, et qui n'est rien d'autre que... le tout premier rocker de l'histoire !!! A noter sur la photo d'illustration que le modèle présenté a aussi subit les outrages du temps sur l'écrasement de la planche déjà indiqués dans l'épisode consacré à sa grande soeur fabriquée dans la même mousse, mais du coup on voit encore mieux...
Il est assez amusant de noter que si le principe est exactement le même que le rocker ré-inventé 20 ans plus tard, on était franchement pas d'accord sur l'utilité entre les 2 périodes: le rocker 2010 a été inventé pour contrer le phénomène engendré par le montage avancé des fixations du à la mode freestyle qui empêchait la planche de déjauger en poudreuse. Alors que sur le Fait d'hiver une logique d'époque a conduit à un montage des fixs plus reculé pour cause de programme poudreuse... C'est pas demain la veille qu'on arrêtera les débats sur les avantages et les inconvénients des inventions miraculeuses !!!
Et donc dans le cadre d'un programme polyvalent, je recommande d'avancer les fixations sur le Fait d'Hiver par rapport à la marque, sous peine de se retrouver sur piste avec les inconvénients déjà décrits plus hauts de fixs trop reculées .
Cette planche reste donc en 2021 assez unique et jamais égalée dans son genre. A condition de ne pas aimer la rigidité et d'éviter le carrelage, elle est d'une douceur quasi féminine. Elle est d'ailleurs très appréciée de Pierre Raisson, célèbre monoskieur des années 80 entré dans l'histoire avec sa technique personnelle dite du "virage câlin". Tout est dit...
On continue avec le LACROIX KEVLAR, qui a aussi existé sous le nom de TIGA Pierre RAISSON (le même qu'au dessus). La marque de windsurf ayant tenté une incursion dans le domaine du monoski avec un tour de passe-passe classique consistant à repeindre une planche d'une autre marque sous la sienne, en s'appropriant au passage un nom célèbre contre quelques avantages trébuchant...
Elle est présentée en 1986 comme proposant "les performances d'une petite marque avec la fiabilité d'une grande": visé sans le dire Be Bop dont les performances exceptionnelles étaient tout aussi notoires que la fragilité catastrophique...
Dans ce but elle est dotée d'un excellent flex de petite série, souple mais réactif, qui ravira les esthètes amateurs de planches qui absorbent le terrain en se déformant au lieu de tout écraser sur leur passage. Mais malheureusement cette bonne volonté n'a pas été prolongée pour le shape, qui garde les indéboulonnables 23/18/16 du Rossignol. Et cet avantage s'en trouve donc fortement limité du fait qu'un bon flex s'exprime au mieux en appuis, qui n'est pas la principale spécialité d'un pintail...
C'est d'autant plus dommage quand on sait qu'elle était sensée chasser sur les terres de Be Bop, qui eux avaient tout de suite compris qu'on en avait fait beaucoup trop en matière de pintail.
A noter que la planche a existé en 2 versions, dont une avec une spatule assez peu convaincante datant d'une époque ou Lacroix se livrait à des expériences personnelles pour le moins hasardeuses en ce domaine. La plus classique spatule ronde est donc à privilégier.
Beaucoup plus intéressant mais aussi rare avec le MONOFLY sorti un peu plus tard au moment de la décadence du monoski...
Cette fois Lacroix a bien attrapé le train du modernisme en réduisant le pintail de 2cm (1 de plus derrière, 1 de moins devant, 22/18,5/17) et en incluant aussi des lignes de côtes elliptiques rappelant fortement le Fait d'Hiver. Et une construction exclusive NIDA, raccourcit de "nid d'abeille" qui la rend particulièrement légère.
Je ne connais pas cette planche, mais elle constitue le graal absolu des Lacroix addicts prêts à se damner pour un des rares exemplaires produits et survivants... A ne pas rater donc si vous en voyez passer une.
Et on termine en apothéose avec mon chouchou absolu, la planche la plus révolutionnaire de tous les temps même si personne ne s'en apercevra à l'époque:j'ai nommé la DYNASTAR KEVLAR.
En 1985 Dynastar se lancent eux-aussi dans l'aventure du monoski. Mais, sans-doute par fierté et par désir de ne pas proposer le même produit que Rossignol du même groupe, ils décident une approche plus personnelle de l'engin en repartant d'un shape traditionnel au lieu de céder à la facilité du pintail. Et là, touchés par la grâce (et peut-être influencés par le travail de Serge Dupraz, le shaper de Hot Snowboard qui mettait au point dans la même région les mythiques One Sixty qui allaient révolutionner le snowboard puis toute la glisse sur neige), ils osent l'impensable: augmenter la valeur de la taille de guêpe d'époque gravée dans le marbre à 2cm depuis le Strato de 1966 en la passant à TROIS centimètres !!! Un petit pas pour le monoski, un grand pas pour toute la glisse sur neige...
Et donc avec des côtes de 21/18/19, la planche est à ma connaissance la toute première PARABOLIQUE de l'histoire au sens ou on l'entend aujourd'hui. A savoir plus creusée que les 2cm de tous les skis d'époque, rebaptisés "droits" pour l'occasion alors qu'ils n'étaient absolument pas droits.
Et oui Monsieur, la toute première planche parabolique était un... MONOSKI !!! Qui l'eut cru ??????
Un an avant les fameux Hot Snowboard investigateurs officiels du mouvement parabolique qui allait gagner tous les snowboards, puis les skis...
Elle est très proche des premières Duret Free qui sortiront 10 ans plus tard, mais en plus moderne: avec des côtes de 21,5/18/18,5 les Duret Free de 1995 gardent un talon plus proche des derniers pintails que la Dynastar !!!
Malheureusement cette audace ne paiera pas: les lois du marketing étant plus fortes que celles de l'efficacité, la planche ne connaitra qu'un succès d'estime auprès de quelques aficionados de la marque et sera remplacée l'année d'après par un Rossignol repeint en toute hâte. Avant un autre modèle plus spécifique à la marque mais qui ne prendra plus jamais le risque de s'éloigner de l'indispensable pintail pour vendre un monoski à cette époque.
De nos jours si elles garde quelques stigmates d'un temps révolu comme la spatule inutilement généreuse ou l'épaisseur/poids un poil superflus, elle reste d'autant plus actuelle que le flex est relativement souple. Toujours en privilégiant les petites tailles pour cause de largeur réduite, elle peut encore largement combler les réfractaires au caractère trop trempé de certaines planches modernes en présentant un compromis facilité/efficacité parfaitement convaincant si on place le curseur plutôt sur la facilité.
Voilà pour cet épisode. Il va sans dire que je n'ai parlé que des modèles que je connais bien mais qu'il y en a bien sûr d'autres intéressants. n'hésitez-pas à venir évoquer vos premières amours, et surtout celles qui vous ont laissé un souvenir plus impérissables que d'autres...
La prochaine fois on achève le voyage dans le temps avec l'arrivée progressive de nos planches modernes. Restez à l'écoute, je vous promets encore bien des surprises...
Remerciements une fois de plus à Ricosurfing, de plus en plus indispensable à chaque épisode...
Comme promis on enterre cette semaine la période pintail avec une sélection de quelques modèles plus intéressants que les autres à chiner sur les vide-greniers. Voire même à rider à l'occasion, histoire de raviver quelques souvenirs pour les plus anciens ou de savoir d'ou on vient pour les jeunes...
Je commence avec le TUA ECO, qui a existé aussi sous le nom de QUAI 34 POWDER GLIDE et LOOK "je sais pas comment"...
Si il ne s'agit pas du tout d'un "pintail" à proprement parler, il en est contemporain: en 1984, sans doute de par sa nationalité italienne, Tua n'a pas vu arriver tout de suite la déferlante pintail et a continué à développer son excellent modèle "le tueur" puis "surf" déjà signalé au 1° épisode de cette saga. Avec un travail dessus hallucinant, qui justifie à lui tout seul qu'on s'y intéresse...
- La découpe d'un swallow tail (queue d'hirondelle pour les vraiment ignares
- Une fente pratiquée sur l'avant améliore le comportement en torsion.
- Un incroyable ponçage des chants sur l'avant et l'arrière augmente la vivacité à la mise sur l'angle.
Ces 2 dernières caractéristiques rendent la planche plus incisive, et ce d'autant plus que c'était déjà la plus taillée de l'ère pré-pintail avec 2 vrais centimètres de taille de guêpe (côtes 20/18/19) !!!
Au final si la planche garde une étroitesse et une rigidité très typée de cette époque, elle n'en reste pas moins parfaitement utilisable de nos jours. Avec une préférence pour les petites tailles qui rendent le shape mieux équilibré pour cause de largeur constante. Et elle symbolise l'aboutissement ultime d'une période, dans un dernier chef-d'oeuvre indiquant qu'il n'y avait plus bien moyen de faire mieux sur les mêmes bases...
Elle est d'ailleurs très prisée des collectionneurs, surtout dans sa livrée Look elle aussi intemporelle, et ne reste jamais très longtemps sur le bon coin quand il en ressort une d'une cave à 50€. N'hésitez-pas si vous tombez dessus.
Je continue avec le ROSSIGNOL FAIT D'HIVER, décliné en 174, 184 et 194.
Sortie en 1986, la Fait d'Hiver était présentée comme une planche 100% poudreuse. Ce qui confirme déjà que le but initial du pintail était bien la piste, en dépit de ce qu'on pouvait penser en le voyant...
Mais un certain nombre d'améliorations la rendent beaucoup plus moderne que le modèle basique, et au final plus performante sur piste dans certaines conditions...
- Sans doute à la suite d'un discret coup d'oeil vers chez Head l'arrière a été élargi et passe à 17cm. Comme quoi le pintail c'est très bien, mais c'est encore mieux quand il y en a moins...
- La planche est d'une souplesse incroyable, que d'aucuns pourront qualifier de chewing-gum sans être médisants, mais qui la rend particulièrement douce et confortable en neige souple.
- De toutes nouvelles lignes de côte elliptiques rendent l'avant bien moins préhistorique...
- Et surtout apparait une inédite spatule progressive qui débute à 20cm de l'avant environ, et qui n'est rien d'autre que... le tout premier rocker de l'histoire !!! A noter sur la photo d'illustration que le modèle présenté a aussi subit les outrages du temps sur l'écrasement de la planche déjà indiqués dans l'épisode consacré à sa grande soeur fabriquée dans la même mousse, mais du coup on voit encore mieux...
Il est assez amusant de noter que si le principe est exactement le même que le rocker ré-inventé 20 ans plus tard, on était franchement pas d'accord sur l'utilité entre les 2 périodes: le rocker 2010 a été inventé pour contrer le phénomène engendré par le montage avancé des fixations du à la mode freestyle qui empêchait la planche de déjauger en poudreuse. Alors que sur le Fait d'hiver une logique d'époque a conduit à un montage des fixs plus reculé pour cause de programme poudreuse... C'est pas demain la veille qu'on arrêtera les débats sur les avantages et les inconvénients des inventions miraculeuses !!!
Et donc dans le cadre d'un programme polyvalent, je recommande d'avancer les fixations sur le Fait d'Hiver par rapport à la marque, sous peine de se retrouver sur piste avec les inconvénients déjà décrits plus hauts de fixs trop reculées .
Cette planche reste donc en 2021 assez unique et jamais égalée dans son genre. A condition de ne pas aimer la rigidité et d'éviter le carrelage, elle est d'une douceur quasi féminine. Elle est d'ailleurs très appréciée de Pierre Raisson, célèbre monoskieur des années 80 entré dans l'histoire avec sa technique personnelle dite du "virage câlin". Tout est dit...
On continue avec le LACROIX KEVLAR, qui a aussi existé sous le nom de TIGA Pierre RAISSON (le même qu'au dessus). La marque de windsurf ayant tenté une incursion dans le domaine du monoski avec un tour de passe-passe classique consistant à repeindre une planche d'une autre marque sous la sienne, en s'appropriant au passage un nom célèbre contre quelques avantages trébuchant...
Elle est présentée en 1986 comme proposant "les performances d'une petite marque avec la fiabilité d'une grande": visé sans le dire Be Bop dont les performances exceptionnelles étaient tout aussi notoires que la fragilité catastrophique...
Dans ce but elle est dotée d'un excellent flex de petite série, souple mais réactif, qui ravira les esthètes amateurs de planches qui absorbent le terrain en se déformant au lieu de tout écraser sur leur passage. Mais malheureusement cette bonne volonté n'a pas été prolongée pour le shape, qui garde les indéboulonnables 23/18/16 du Rossignol. Et cet avantage s'en trouve donc fortement limité du fait qu'un bon flex s'exprime au mieux en appuis, qui n'est pas la principale spécialité d'un pintail...
C'est d'autant plus dommage quand on sait qu'elle était sensée chasser sur les terres de Be Bop, qui eux avaient tout de suite compris qu'on en avait fait beaucoup trop en matière de pintail.
A noter que la planche a existé en 2 versions, dont une avec une spatule assez peu convaincante datant d'une époque ou Lacroix se livrait à des expériences personnelles pour le moins hasardeuses en ce domaine. La plus classique spatule ronde est donc à privilégier.
Beaucoup plus intéressant mais aussi rare avec le MONOFLY sorti un peu plus tard au moment de la décadence du monoski...
Cette fois Lacroix a bien attrapé le train du modernisme en réduisant le pintail de 2cm (1 de plus derrière, 1 de moins devant, 22/18,5/17) et en incluant aussi des lignes de côtes elliptiques rappelant fortement le Fait d'Hiver. Et une construction exclusive NIDA, raccourcit de "nid d'abeille" qui la rend particulièrement légère.
Je ne connais pas cette planche, mais elle constitue le graal absolu des Lacroix addicts prêts à se damner pour un des rares exemplaires produits et survivants... A ne pas rater donc si vous en voyez passer une.
Et on termine en apothéose avec mon chouchou absolu, la planche la plus révolutionnaire de tous les temps même si personne ne s'en apercevra à l'époque:j'ai nommé la DYNASTAR KEVLAR.
En 1985 Dynastar se lancent eux-aussi dans l'aventure du monoski. Mais, sans-doute par fierté et par désir de ne pas proposer le même produit que Rossignol du même groupe, ils décident une approche plus personnelle de l'engin en repartant d'un shape traditionnel au lieu de céder à la facilité du pintail. Et là, touchés par la grâce (et peut-être influencés par le travail de Serge Dupraz, le shaper de Hot Snowboard qui mettait au point dans la même région les mythiques One Sixty qui allaient révolutionner le snowboard puis toute la glisse sur neige), ils osent l'impensable: augmenter la valeur de la taille de guêpe d'époque gravée dans le marbre à 2cm depuis le Strato de 1966 en la passant à TROIS centimètres !!! Un petit pas pour le monoski, un grand pas pour toute la glisse sur neige...
Et donc avec des côtes de 21/18/19, la planche est à ma connaissance la toute première PARABOLIQUE de l'histoire au sens ou on l'entend aujourd'hui. A savoir plus creusée que les 2cm de tous les skis d'époque, rebaptisés "droits" pour l'occasion alors qu'ils n'étaient absolument pas droits.
Et oui Monsieur, la toute première planche parabolique était un... MONOSKI !!! Qui l'eut cru ??????
Un an avant les fameux Hot Snowboard investigateurs officiels du mouvement parabolique qui allait gagner tous les snowboards, puis les skis...
Elle est très proche des premières Duret Free qui sortiront 10 ans plus tard, mais en plus moderne: avec des côtes de 21,5/18/18,5 les Duret Free de 1995 gardent un talon plus proche des derniers pintails que la Dynastar !!!
Malheureusement cette audace ne paiera pas: les lois du marketing étant plus fortes que celles de l'efficacité, la planche ne connaitra qu'un succès d'estime auprès de quelques aficionados de la marque et sera remplacée l'année d'après par un Rossignol repeint en toute hâte. Avant un autre modèle plus spécifique à la marque mais qui ne prendra plus jamais le risque de s'éloigner de l'indispensable pintail pour vendre un monoski à cette époque.
De nos jours si elles garde quelques stigmates d'un temps révolu comme la spatule inutilement généreuse ou l'épaisseur/poids un poil superflus, elle reste d'autant plus actuelle que le flex est relativement souple. Toujours en privilégiant les petites tailles pour cause de largeur réduite, elle peut encore largement combler les réfractaires au caractère trop trempé de certaines planches modernes en présentant un compromis facilité/efficacité parfaitement convaincant si on place le curseur plutôt sur la facilité.
Voilà pour cet épisode. Il va sans dire que je n'ai parlé que des modèles que je connais bien mais qu'il y en a bien sûr d'autres intéressants. n'hésitez-pas à venir évoquer vos premières amours, et surtout celles qui vous ont laissé un souvenir plus impérissables que d'autres...
La prochaine fois on achève le voyage dans le temps avec l'arrivée progressive de nos planches modernes. Restez à l'écoute, je vous promets encore bien des surprises...
Remerciements une fois de plus à Ricosurfing, de plus en plus indispensable à chaque épisode...