L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES

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allride
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES

Message par allride »

cecel55 a écrit : dim. 13 déc. 2020 11:52 Je changerai bien pour ta planche, mon matos est quelque peu usé, comme le bonhomme, (tu verras plus tard 11 ans de plus à nôtre âge c'est énorme), les conditions sanitaires actuelles qui risquent de perdurer ainsi que les climatiques, me laissent en "réserve". Sinon, ta planche me plaît vraiment et si je devais positiver et faire le pas, il n'y a aura pas photo, je serai preneur. Bonne continuation dans ta démarche et ta production. C'est beau d'être "jeune" ! %-) :~ico
Franchement, autant pour les conditions sanitaires je suis d'accord avec toi, autant pour les climatiques si il y a bien une année qui redonne espoir c'est celle en cours... :cavapeter

Et pour la question d'être jeune tout est relatif: je pense pareil des "jeunes" de 45 ans et mon père qui en a 85 de ceux de 66... ;)
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cecel55
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES

Message par cecel55 »

J'y crois encore au temps !" normalement", -dom1 suis à l'alpe d'huez du 31.01 au 07.02 avec mon grand de 41 ans et à Tignes du 21 au 28.02 avec les 2 grands et leurs 5 têtards !!! :~musc
A donf dans l'Fentu !!
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES

Message par Zèbr »

cecel55 a écrit : dim. 13 déc. 2020 12:34 ... suis à l'alpe d'huez du 31.01 au 07.02 ...
Je note ;) :~mono1

Salut Cecel :~eo
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES

Message par allride »

Salut à tous

2° épisode de notre saga avec l'arrivée de la concurrence en 1982.

Je commence par confirmer ce que j'annonçais au conditionnel précédemment: il a bien existé un Duret Pierre Poncet avant le Powder Machine qui avait exactement le même shape. J'ai retrouvé un des rares modèles survivants dans le garage d'Eric "le banni", que je remercie au passage pour sa précieuse collaboration. :-H

Et donc en 1982 arrivée de Rossignol sur le marché avec le fameux "soleil"

SoleilAFM.jpg

Bon, pour ce qui est du shape on a pas énormément sollicité le département R&D chez Roro en reprenant quasi au millimètre les côtes du concurrent: 21 / 19,3 / 20. Pour rappel chez Duret 20,8 /19,2 / 20 ... (NDLR: petite correction par rapport aux côtes annoncées dans le 1° post, je l'avais mesuré un peu rapidement avant de m'apercevoir à la relecture qu'il me semblait plus taillé que ça... :-H ).

Par contre innovation spectaculaire en terme de flex avec le truc le plus béton que j'ai vu de ma vie, à un point que ça en est stupéfiant: quand on appuie sur le milieu en le tenant par la spatule comme on le fait traditionnellement pour tester un flex, les 2 extrémités s'enfoncent d'un ou 2 cm et les 1m50 du milieu ne bougent absolument pas. Et le tout en sachant qu'il est dans la moyenne d'époque niveau épaisseur, pas plus qu'un autre et même plutôt moins que certains...
Ca en est presque devenu une obsession depuis le tout premier que j'ai testé, je rêve d'en trouver un cassé pour pouvoir le couper et savoir ce qu'il y a dedans: aucune idée de quel matériau connu peut présenter une telle rigidité dans cette taille et cette épaisseur... :-~

Mais le plus sublime est atteint avec le 165cm: sûrement réalisé en recoupant simplement les 20 cm de l'avant d'un 185 à l'endroit ou il s'est déjà resserré d'un cm il a perdu dans la bagarre 1cm de taille de guêpe et tout son pintail pour donner le shape le plus préhistorique que j'ai vu de ma vie: 20 /19,3 /20, pour le coup on est presque au "droit" absolu...

Caractéristiques d'autant plus stupéfiantes à une époque ou on avait compris depuis bien longtemps les bienfaits de l'association un peu de pintail/un peu de taille de guêpe sur le fonctionnement de toute planche à neige qu'en plus l'absence de pintail est particulièrement néfaste en poudreuse, terrain d'expression à priori privilégié d'un monoski.

On y rajoute le "flex" encore plus béton puisque s'exerçant sur moins de longueur, et donc particulièrement adapté aux poids plume en principe concernés par une 165, pour arriver à la pire hérésie que j'ai vue de ma vie en matière de planche à neige: tous les autres trucs ratés que je connaisse avaient au moins une qualité justifiant leurs défauts, sur celui-là j'en vois absolument aucune... :-~

Le modèle sera reconduit en 1983 au moins en 185 (jamais vu le même en 165) avec juste un changement de déco, dans une version dont la rareté s'explique probablement par le fait que les clients avaient du s'apercevoir de quelque chose...
Rossignol 83 AFM.jpg
Et je termine cette peu glorieuse épopée avec une série spéciale réalisée pour la chaine Techniciens du Sport qui présente au moins une déco sympa.
Rossignol AFM.jpg

Beaucoup moins connu chez nous, et donc infos moins précises, mais beaucoup plus intéressant avec l'arrivée en 1982 de la marque italienne TUA. Le tout premier modèle s'appelait "le tueur", mais je n'ai malheureusement réussi à trouver aucune archive à son sujet. Par contre le modèle ski surf datant probablement de l'année d'après, donc 1983, présente plusieurs innovations intéressantes.

tua AFM.jpg
- On note tout de suite la spatule ronde quasiment actuelle et bien loin de la spatule pointue des 2 concurrents. Qui apparaitra d'ailleurs comme par hasard chez Rossignol en 1984 et chez Duret l'année d'après...

- Si le shape s'inspire lui aussi du Duret, il retrouve les 2cm de taille de guêpe qu'on trouvait sur la quasi-totalité des skis d'époque et qui avaient mystérieusement disparu sur les monos autant Duret que Rossignol. Et se rapproche donc un peu plus des planches actuelles paraboliques.

- Par contre rien de nouveau coté flex, qui reste dans les standards déjà établis: si on est encore loin du rail de chemin de fer de Rossignol, on reste dans le très dur équivalent à celui du Duret.


Voilà pour le 2° épisode de cette saga qui clôt la première époque. La prochaine fois on attaque dans le très lourd, avec LE phénomène qui révolutionnera le monoski et fera couler tant d'encre, à l'époque comme de nos jours: le fameux PINTAIL... Restez à l'écoute, ça va saigner !!! :cla2

Et au passage meilleurs voeux pour 2021, en particulier celui qu'on ait enfin le droit de s'adonner aux délices du monoski. Quel qu'il soit... :col-
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES

Message par lolo35 »

a val tho en 84/85 aux temples du soleil on avait au ski chop 3 duret fun et un rossignol , c était la guerre pour ne pas tomber dessus lol lol lol
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES

Message par Zèbr »

Merci encore Fred pour toutes ces précisions techniques. Hâte de lire la suite :~sup :-H
Déjà 60 années de découvertes, de surprises, de souffrances, de joies... La vie quoi ! :-x

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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES

Message par allride »

Enfer et damnation, j'ai oublié les côtes du TUA !!! 20,7 / 18,7 / 19,3 :Zz
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES

Message par pel »

allride a écrit : jeu. 31 déc. 2020 18:57 Enfer et damnation, j'ai oublié les côtes du TUA !!! 20,7 / 18,7 / 19,3 :Zz
:~ico
T’as failli ne plus être crédible avec cet oubli, Fred..
lol lol
Merci pour cette belle prose !

%-)
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La courbasse est my life, again , again and again, et encore, tiens !

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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES

Message par vb77 »

:-H
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES

Message par allride »

Salut à tous

Bon, on est visiblement pas partis pour rider tout de suite... En attendant je vous propose un peu de lecture avec le 3° épisode de notre saga, consacré à un pan entier de l'histoire du monoski tellement indissociable de la discipline qu'il continue à alimenter les polémiques presque 40 ans plus tard: le fameux PINTAIL !!! Installez-vous confortablement, y'a à dire... ;)

Donc en 1984, sans-doute échaudé par le peu glorieux premier soleil évoqué précédemment, Rossignol sort la grosse artillerie. Tout autant marketing avec le sponsoring des mythiques films "Apocalypse" que technologique avec un concept tellement révolutionnaire qu'il ne sera jamais repris sur aucun type de planche à neige, avant de disparaitre du mono lui-même une fois qu'on se sera aperçu que comme dans toute révolution on en avait peut-être fait un peu trop...

Le modèle est présenté en 2 décos, le "Oiseaux" et le plus élitiste "Bonzaï", même si ils sont strictement identiques. Avec mes excuses pour la photo un peu floue due à un accident de téléphone, mais j'ai plus le Bonzaï.
DSC_1131.JPG
Un petit bémol sur la certitude de l'info concernant la date exacte de sortie du Bonzaï: je n'en ai pas le souvenir, mais il apparait sur le tout premier Apocalypse sorti en 1983 en compagnie d'autres modèles faisant partie des protos avec d'autres décos jamais commercialisées. Et au vu des fixations avec lesquelles on le trouve régulièrement sur le marché de l'occasion c'était forcément dans ces années là.


protos roro.jpg

Quoi qu'il en soit celui qui rentrera dans l'histoire reste le beaucoup plus diffusé "Oiseaux". Présenté ici dans sa version ultime, avec les mythiques 747 EQUIPE qui feront rêver toute une génération: des "Equipe" c'était la classe, rien à voir avec les vulgaires "client". On les serrait à 8 sur 14, mais c'était totalement indispensable... ;)
DSC_1134.JPG
En préambule pour les moins férus de technique il faut préciser que le pintail (pour queue d'épingle en anglais) signifiant simplement que l'arrière est plus étroit que l'avant était déjà appliqué sur la quasi-totalité des skis depuis la nuit des temps, parce qu'on s'était bien aperçu que c'était comme ça que ça fonctionnait le mieux. Avec des côtes immuables de 85/65/75 tous les skis d'époque en possédaient 10mm. Seuls les premiers monos Duret ayant mystérieusement réduit cette valeur quasi intemporelle qu'on retrouve aujourd'hui encore à peu près sur toutes les planches à neige, à l'exception notoire des engins de freestyle destinés à évoluer dans les 2 sens. La meilleure illustration récente de ce syndrome étant apportée par Faction (particulièrement lucide sur son marché) et son modèle phare le Candide 2, réplique du pro-modèle de Candide Thovex. Initialement pur twin-tip (2 spatules strictement identiques) comme tout freestyle, il a hérité cette année de 4mm de pintail... Les responsables de Faction s'étant visiblement aperçu que l'immense majorité de la clientèle était constitué de skieurs moyens qui l'achetaient uniquement pour son nom alors qu'ils n'avaient absolument pas le niveau de Candide. Et qu'il était donc judicieux de lui retirer un peu du caractère exigeant unanimement reconnu par les testeurs assez lucides pour faire abstraction de son nom en le jugeant...

https://www.skipass.com/guide-matos/fac ... e-2-0.html

Pour en revenir à nos monos pintail la principale révolution de Rossignol aura donc été marketing en utilisant ce terme peu connu à l'époque pour en faire un nom générique exprimant qu'on avait fait passer sa valeur de 1 à 7cm !!! 23cm devant, 16 derrière, effectivement on avait pas fait dans la dentelle... :-~

Pourquoi 7 ? Apparemment c'est la valeur ayant donné les meilleurs résultats sur les nombreux protos réalisés. Et quoi qu'on puisse en penser on ne peut que reconnaitre à Rossignol un coup de maître en imposant cette valeur comme aussi incontournable que les 85/65/75 des skis d'époque. Tout fabricant de monoski ayant l'imprudence de ne pas s'y conformer se voyant inexorablement punit par des ventes inexistantes pendant toute la décennie qui suivra. Sans oublier bien sûr pour certains de marquer dessus "PINTAIL" le plus gros possible pour le cas ou ça ne se verrait pas assez... ;)

Le concept est d'autant plus flou que si à priori il peut sembler évident qu'il est destiné à améliorer le planning en poudreuse grâce à l'arrière qui s'enfonce, chose parfaitement raccord avec le programme initial d'un monoski et la promotion par les Apocalypse ou ils rident quasi-exclusivement en poudreuse, c'est le contraire absolu qui sera développé dans l'argumentaire marketing: le pintail est destiné à faciliter le déclenchement des virages sur piste grâce à un arrière moins présent qui dérape facilement. Va comprendre... :-~

https://monoski-france.com/historique-du-monoski/

Pour ma part j'aurais plutôt tenté d'atteindre ce but en assouplissant le soleil et en y remettant au moins la taille de guêpe des skis d'époque, mais ça n'aurait pas été révolutionnaire et ça aurait donc sûrement beaucoup moins bien marché. En tout cas au moins en terme de ventes...

Sur le principe on ne peut pas nier que ça fonctionne. Mais là ou le bas blesse c'est qu'en parallèle (ou en conséquence ????) Rossignol a fait totalement l'impasse sur toute notion de conduites coupées en tirant les carres quasiment à la règle, le "creux" (différence de largeur entre le milieu de la planche et 2 lignes droites tirées entre l'avant et l'arrière) tombant de 15mm sur les skis à 8 environ sur les monos pintail. Chose d'autant plus étonnante chez Rossignol qui avait fait exactement le contraire lors de sa précédente révolution avec le fameux Strato vers 1968 et ses lignes de côtes creusées qui permettaient de belles conduite coupées...

Et donc à l'usage les "virages" se transforment en une successions de changements de direction déclenchés d'un vigoureux coup d'épaule entrainant un tout aussi vigoureux coup de reins, qui expliquent parfaitement le ride en essuie-glace couramment pratiqué avec ce type de shape: une fois qu'on est dans le rythme ça marche parfaitement... ;)
Quant-à toute tentative de tenue sur neige dure, elle s'apparente à celle de casser une planche en 2 en sautant dessus à pieds joints après l'avoir coincée entre 2 appuis.

Last but not least avec le flex, encore un monument à lui tout seul !!! Si Rossignol a visiblement tiré les leçon du peu opportun rail de chemin de fer précédent en proposant un flex assez convaincant quand il est neuf, une toute nouvelle construction en mousse aboutit inexorablement au même résultat que toutes les fabrications de ce type qui suivront: la planche vieillit à une allure catastrophique, en passant au cambre plat en quelques sorties. Avant d'atteindre des valeurs de cambre inversé directement proportionnelles à l'optimisme avec lequel elle est utilisée. Grandement augmentées en particulier par les rencontres inopinées avec un mur de neige ou les réceptions hasardeuses de back-flip sur la spatule...

Mais le monde est quand-même bien fait: non-seulement ça ne change pas grand-chose à son comportement, le principe d'un cambre étant que ça sert à faire fonctionner des lignes de côte, et donc qu'en l'absence de celles-ci ça ne sert plus à rien, mais ça améliore au contraire le but initial !!! Les fameux virages glissés ne se trouvant que plus facilités par une banane dont seul le milieu touche la neige, de même que le comportement en poudreuse pour lequel on a justement inventé depuis le cambre inversé même quand c'est neuf. L'ensemble au seul dépend de la stabilité sur piste à haute vitesse, qui n'est le principal programme ni de l'engin, ni de la majorité des utilisateurs. Tout va bien donc. :~kipis

En dépit de toutes ces caractéristiques étonnantes qui font sourire avec le recul, le modèle sera un immense succès. Qui réussira le prodige de vulgariser la pratique du mono au plus grand nombre en établissant des normes incontournables pour l'engin, même si elles étaient beaucoup plus marketing que techniques. Et il établira même sûrement le record de longévité d'un modèle toutes disciplines confondues en étant reconduit chaque année pendant 15 ans avec pour seule modification une nouvelle déco tous les 1 ou 2 ans, sans se préocuper des évolutions incontestables développées par les autres marques. Et avec des ventes qui ne devaient pas être si ridicules qu'on pourrait imaginer au vu du nombre d'exemplaires de toutes générations qu'on trouve encore sur le marché de l'occasion... Petit panorama:

roro rico .jpg
Une partie de la collection privée de Rico, avec dans l'ordre approximatif de sortie:
- 1984 donc pour l'Oiseaux et le Bonzaï
- 1985 pour le Kevlar (2° en partant de la droite)
- 1986 le Diabolo (2°en partant de la gauche)
Ensuite de souvenir à peu près le Liberty (1° à droite), l'Extrème (bleu) et le "Rossignol made in France" déco bois le dernier sortis je crois. Aucun souvenir précis pour le magnifique Masaï (orange, le plus beau de tous à mon goût) et le rarissime Tour Montparnasse vert, le seul que j'ai vu de ma vie

A noter le Authier avec la canette de Coca, réalisé comme les skis de la même marque en repeignant simplement un Rossignol avant de le vendre beaucoup plus cher...


roro montage.jpg
Et un photo-montage des autres versions ayant existé: de gauche à droite le Easy run, l'Evasion, le MI 185 et le Dynastar. Sortit en catastrophe après l'échec cinglant d'un modèle spécifique à la marque qui avait eu la mauvaise idée de ne pas respecter l'indispensable pintail. Et alors que c'était à mon sens la planche la plus en avance de tous les temps, sur laquelle je reviendrai en détails dans un prochain épisode tellement elle était pour le coup révolutionnaire au bon sens du terme. Mais les lois du marketing sont impénétrables... Il manque juste à ma connaissance un Rossignol Sun Set dans les tons blanc, vert et bleu que je n'ai pas réussit à retrouver après n'en avoir vu qu'un seul dans ma vie.



Voilà pour ce long épisode consacré à un modèle qui le méritait amplement. Et qui quoi qu'on puisse en penser aura fait la joie de milliers d'utilisateurs, tout autant à l'époque que de nos jours. Ou il continue à satisfaire bon nombre de débutants n'ayant d'autre ambition que de découvrir les sensations du "2 pieds attachés qui te donnent la liberté" en se foutant tout aussi éperdument de toutes ces considérations existentielles qu'on s'en foutait nous même à l'époque. Mais aussi bon nombre de monoskieurs plus aguerris réfractaires au caractère un poil survireur de certaines planches modernes, qui à force de vouloir supprimer les défauts de leurs ancêtres ont un peu eu tandance à tomber dans l'excès inverse. La vérité est souvent dans le compromis...

Prochain épisode avec la réplique de Duret, piqué au vif dans son orgueil de créateur. Ca n'a pas fini de saigner !!!

D'ici là bon... euh, bonne absence de ride à tous. Question existentielle actuelle: ils vont nous libérer au moins pour les vacances de Février, ou c'est mort pour toute la saison ????? :col-

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