Je suis un faux nouveau, puisque inscrit sur l'ancien forum et adhérent une ou 2 fois. (pas assidu du tout).
Avec le nouveau forum, je n'avais pas réussi à me réinscrire, et puis la vie m'a éloigné des forums et des pistes.
Allez, on va faire comme les autres, on va raconter notre vie de monoskieur. Je vais être plus complet que les fois d'avant, donc soyez patients
La genèse:
J'ai commencé le mono étant ado, je ne sais plus vraiment quand ni où. J'adorais godiller super serré dans les bosses, je ne rêvais que de HP en peuf profonde dans le super mega pentu. Du coup, le passage au pintail est logique, plus jamais on croise et plus à gérer l'enfoncement symétrique des skis en pouf, vu qu'il n'y en a plus qu'un, de ski. Et pis c'était à la mode.
Le déclin:
En 1988 je vis au USA, pas de mono sur la côte est, je me remet au bi, et me détruis le LCA gauche en me réceptionnant mal sur un 360°(m'apprendra à plus faire le c**, mais bon j'étais jeune). Fini le ski. J'avais pas d'assurance santé pour me faire opérer là bas, et quand je suis rentré en France en 91, c'était un peu tard. grâce au roller, les muscles avait pris le relais et ça valait plus la coup d'opérer, surtout avec les techniques de chirurgie de l'époque.
Seule solution, ne plus faire que du mono, vu qu'on serre les genoux, le droit aide le gauche. Fallait juste s'arrêter pour ré-emboiter le genou gauche 1 ou 2 fois par piste, ça casse le rythme mais c'est gérable. Les locations se faisant très rare, j'avais plus qu'un vieux Jonathan tout pourri acheté en 85 avec mon argent de poche de lycéen et repeint en rouge à la Humbroll. Total déclin, quoi, comme notre pratique à ce moment là. Les monoskieurs disparaissaient des pistes, les crabes arrivaient en nombre.
Monoski, le retour:
2006, je rachète une patientèle à Thonon les Bains, Je m'installe à Allinges, puis depuis 1 an, à Armoy. Pour vous situer, c'est à 25 mn du Roc d'Enfer.
J'ai un B.O. depuis 2005, parce que je me suis aperçu que je pouvais avoir du plaisir sur la neige mais dans des conditions très spécifiques, histoire de gérer les séquelles au genou et les 30 kg de plus sur la bedaine:
- 1 bonne attelle pour le genou
- Du beau temps pour voir les bosses et les éviter.
- De préférence une piste bien large, peu de monde (parce que quand on va vite et avec de capacités physiques limité, il faut anticiper), une neige dure et damée comme un billard. Un peu de pente quand même.
- Des télésièges
- Une tierce personne (genre moniteur E.S.F) pour gérer mes filles pendant ce temps.
- Fini le HP, je suis incapable de me relever avec le ski au pied, ça tire trop sur le gnou. Du coup le débat fix ski ou SS ne joue pas pour moi. Le tire fesse non plus...trop risqué (c'est pour cela que je ne suis jamais allé à la mono d'enfer, à part la Grande Terche, aucune piste n'est accessible sans prendre un Tire fesse).
Toutes ces conditions sont réunies de temps en temps au Gets. C'est pourquoi cette station est devenue ma base d'opération.
Donc si vous posez votre spatule par là, faites moi signe.
Pat




