Arconnès... un site espagnol qui nous a montré qu'on avait ss doute développé un 6ème sens...
Pour la découverte du site, on est au déco à 14h.
Il n'y a que 3 parapentistes, Jmi un des meilleurs et très expérimenté aussi en delta, Bruno, bon parapentiste et très expérimenté en delta et moi.
Il y a une bonne vingtaine de deltistes et ils semblent bien s'amuser et ne se font pas tabasser.
On observe 1h, 2 h et aucun de nous 3 ne veut faire le fusible.
Pourtant pas de rafale méchante, rien de malsain perçu
Je me dis ’mince quand même - Jmi, il assure et c bizarre qu'il ne se lance pas
Moi qui suis casse-cou... alors que le ciel est sans nuage et que le décollage est alimenté mais sans rafale vicieuse, je ne le sens pas.
Au bout de 3 h on se dit qu’on va tirer à la courte paille pour décider qui fera le fusible
Mais ss vraiment de conviction car on ne veut pas imposer à un pote ce qu'on ne voudrait pas faire soi-même
Et on est étonné de ne voir aucun parapentiste car le spot est quand même connu...
Au bout de 4 h on voit un parapentiste avec une aile de débutant qui passe sereinement et on se demande d'où il vient et s'il n’à pas décollé d'une zone à l’abri
Le gars pars vers la plaine et la, alors qu'il a une voile qui encaisse bien car voile débutant, il se fait démonter !
Il fini par atterir sans bobo et on l’entend à la radio raconter que c'est le pire vol de sa vie !
Et qu'il s'est fait tabasser comme pas possible.
C'était invisible mais notre 6ème sens nous avait alerté que même si ça paraissait ’tranquille’, en fait c'était malsain.
On est parti sur une zone abritée et on a décollé vers 20h30, à l’heure où les conditions sont calmes et on a pu voler mais on s'est quand même fait un peu taper - mais c'était gérable et le vol était qd même agréable.
Quand on a quitté ce site, je me disais que c'était un site pour deltistes...
Alors que revenant une autre fois avec une belle équipée, on s'est retrouvé au cœur de la coupe régionale espagnole de parapente- et ça nous a bien stimulé et la, on a établi des jolis records de cross...par contre la recup s'est terminée à 3h du mat car on était tous parti loin
Par contre y'a beaucoup d'espagnols qui font n'importe nawak... humble, je les laisse décoller car ’compétiteurs’ alors qu'ils sont une bonne soixantaine... mais plein d’entr’eux ne maîtrisait pas le déco par conditions tumultueuses...cascades pour un paquet et au moins 5 qui se mangent des arbres en décollant.... du coup je me suis dis allez go j'y vais car je veux pas me retrouver avec tous ces marioles en l’air

Merdouille, si tu fais de la compétition c que t’as le niveau...et bien non
Une situation vu plusieurs fois en Espagne.... notamment lors d'une compétition espagnole... à Logroño si je me souviens bien.
Sur le coup j'ai eu le nez creux car il fallait se précipiter... en effet, y’a une zone qui s'est fermée juste derrière moi et ceux qui étaient derrière moi n'ont pas pu transiter... j’avais rattrapé un groupe plus loin et on s'était retrouvé en peloton serré et c'était chaud patate car on était proche les uns des autres et certains avec des voiles de compet ne pouvaient pas tourner serré.... on n’arrivait pas à s'en sortir, du coup je me suis laché en tirant une droite sur une longue transition pour survoler l’autoroute - le cul serré qd même car fallait pas se faire contrer par le vent dans cette zone, et me faire un point bas sur le massif de l’autre côté d'où j'ai eu du mal à regrimper et m’extraire... mais après, ça a été tout bon et j'ai même survolé une petite station de ski.
Les compétiteurs devaient peut-être avoir des balises à valider...
A une époque et j'y ai un peu participé, comme pas de GPS en compet, il fallait photographier les balises !
Du coup t'étais obligé de tourner autour en faisant gaffe aux autres et faire plusieurs photos pour qu'au moins une soit valable.
Aujourd'hui t'as ton GPS (n'en ai jamais eu en parapente) et zou tu bascules sur la suivante à savoir que tu es guidé par ton GPS... qd même beaucoup plus simple et facile.
En plus à l'époque une Balise était parfois juste un signe au sol donc super dur à repérer surtout à la verticale ou tu as une vue ’a plat’ donc il fallait se mettre de biais et bien observer pour la repérer.
Les compétiteurs ont fait un détour vers le col alors que j'ai coupé, ai survolé un lac de montagne puis ai réussi à bien monter avant de quitter le massif... parti en plaine, les conditions étaient assez douces et me permettaient de tirer des droites de 4 km avant de me refaire systématiquement sur un thermique... magique ! et c'est dommage car mon vario m’a laché (plus de pile).
Du coup avec la fatigue, et sans aucun autre parapentiste à l’horizon tout en étant en terrain inconnu, j'ai préféré me poser... 102 km. Pas de portable à l'époque et une radio au sol qui ne porte qu'à 10 ou 15 bornes, j'ai fait du stop et y’à un pote qui m'a recupsur la finale, puis on est parti récupérer les autres... une belle aventure avec un retour au campement à 3h du mat.
Parfois les espagnols ne sont pas raisonnables - aussi - sur des simples rassos

y compris en bord de mer, notamment à Orio car ils n'ont pas anticipé l’effet venturi et le fait qu'on atterrissait sur un stade dont 1/3 était sous le vent donc il fallait se donner des marges de sécurité d'autant qu'un bon paquet avait bu... ou fumé

et bien sûr sono à fond dans le stade avec plusieurs modèles réduits qui volent autour de toi

MDR
Conclusion, y'en a un qui chute dans un étang, un qui atterit dans un pick-up, un paquet de sketches et même un qui se fait prendre dans les grillages de 6/8 m de haut du stade
Ce jour là j'avais d'ailleurs failli me manger un photographe à l’aterro
Orio, un de mes spots préférés de bord de mer avec 2 decos sur 2 sites que tu peux pratiquer le même jour, le nord est le matin et le nord ouest en altitude l’aprem et d'où tu peux partir loin... si les conditions sont bonnes et si t’es couillou, tu peux même faire la transition vers 13/14 h du site nord est au site nord ouest... parfois en serrant les fesses... et finir la journée par un joli posé plage
Un soir à Piedrahita on a décollé très tard alors qu'il n'y avaient que des rafales gentilles au déco.
Jmi avait anticipé notamment par rapport au vent en prenant plein Est puis en se faisant dériver sur l’Ouest a pu atteindre l’atero d'autant qu'il avait une voile bien perfo.
Moi j'ai pris plein nord et je me suis fait tellement brasser, en faisant notamment le yoyo que je n’arrivais plus à progresser donc j'en ai eu marre et j’ai laissé tomber l’atero officiel pour aller me vacher comme on dit. J'ai trouvé une jolie clairière entourée d'arbres donc à l’abri des vents de toutes directions et ai anticipé en arrivant sur l’atero car quand tu entre dans la ’bulle’ finale, le vent est coupé par les arbres, donc tu as une belle prise de vitesse - me suis posé nickel et n’ai eu qu'un bon km pour rejoindre à pied l’atero officiel.
A Piedrahita, je m'étais entraîné à dévaler en 360 engagés 1000 m de déniv d'un coup donc en cas d'urgence, je me posais pas de questions et j'allais poser plutôt que prendre le risque de me faire une fermeture à moins de 100 m sol ou tu risques de pas pouvoir ’récupérer’ ta voile et de cratériser (impacter violemmentle le sol) ...car dans cette configuration, t’as souvent de la casse.
J'ai beaucoup baroudé seul à Piedrahita donc je tentais d'anticiper les problèmes
Sur ce spot, j’ai vu une trentaine de parapentistes se faire embarquer par un cunimb heureusement sans orage et tout le monde s'en est tiré mais alors c'était olé olé !
Ce jour là bien que le ciel soit assez dégagé, j'ai senti le bordel tout de suite ...notamment quand j'ai vu qu’un sac plastique a côté de moi a pris plus de 1000 m d'altitude en quelques minutes !
Les espagnols avaient décollé en masse et Éric s'était laissé embarquer par le mouvement... je m'étais reproché de ne pas l'avoir alerté... enfin tout s'est bien fini car Piedrahita, meme si tu décolles à 1900 m c’est du vol de plaine donc ya beaucoup d’echapatoires.
Ya une parapentiste paniquée qui hurlait à la radio car ne savait pas comment s'en sortir...
Un cador l’a radioguidé sereinement jusqu'à ce qu'elle soit en sécurité... et le cador n'était pas au bout de ses peines car il se trouvait dans les 6000 m d'altitude donc après, il a du s'occuper de sa propre situation
Ce cunimb était impressionnant car il avait gobé des parapentistes se trouvant très bas, embarquantcertains dans des combes ou limit en train de se poser, et puis toit le monde dun coup et en meme temps... super massif le bordel et une ascendance généralisée qui gobait tout.
heureusement qu'il n'a pas déclenché d'orage sinon ça aurait été un massacre.
Une autre fois, on monte en voiture et je stop la troupe dans la montée en disant qu’on a notre temps et qu’on ne devrait pas pouvoir voler... donc... tranquille.
Les gars sont étonnés...
il n’y avait qu'un stratus et un stratus c cool
Sauf que celui-la avait rempli la moitié du ciel en 30 min...
Ça s'est d'ailleurs confirmé au déco que c'était involable.
Les trucs qui se développent trop vite dans le ciel, même sur une nuage habituellement cool... méfiat !
D'ailleurs on ne voyait qu'un stratus mais il devait être couplé avec un autre truc...
Avec l’expérience, j'ai pigé que pour un vol de plus de 180 km, il fallait partir tôt de Piedrahita pour faire la jonction avec Arconnès ou le site était plus aisé avec des jolis thermiques de fin de journée... mais alors la jonction, c'était vraiment un sacré verrou à passer... en commençant par un col délicat vers Avila ou ça peut-être quitte ou double ...les connaisseurs me disant qu'il faut au moins 500 me de gaz au dessus du col pour espérer passer la 1ere partie des 60 km...
Une fois j'y suis passé avec 1200 m de gaz au dessus et me suis dis que c'était tout bon sauf qu'il y avait un congestus qui m’à complètement bloqué par ses vents forts qui cassaient les thermiques.
A Piedrahita tu peux voler longtems en bocal (sur la vallee) mais pour s'en échapper c'est pas évident.
Ya vraiment des clés à connaître et puis il faut les conditions.
Et faire gaffe ou on se vache (= se poser en dehors du terrain officiel) car y'a des taureaux en liberté...
D'ailleurs il y a eu des accidents graves avec hélico... notamment près des crêtes ou il n'y a que des rochers.
Mais des fois c hallucinant car tu peux te récupérer sur des points très bas... limite parfois en rasant le clocher d'un village.
Une fois avec un compétiteur on s'est retrouvé à la peine et j'ai topé le bon thermique que j'ai bien centré et même comme un chef et lui ai mis 1200 m de déniv dans la vue en 2 thermiques ! Tchao mon gars, j'ai de la route à faire… tiens, profite z’en pour prendre une bonne leçon
Tu peux aussi t'appuyer sur la montagne de Gredos plein sud et la c magique car thermique plus dynamique... et plein sud ouest tu as un magnifique cirque à survoler ou 2500 d'altitude suffise à en faire 60 % en toute sérénité...après l’entrée du cirque n'est pas évidente et il faut un peu jongler sur des crêtes orientées dans le sens du vent donc à survoler en ’crabe’ (de travers et en tentant de zéroter (vol en palier ds le monde l’ulm) dans les virages.
Ça me fait penser que vers 2004 je commençais à virer dépressif car sur Bordeaux en semaine donc loin de ma femme et des potos - quand vers 1h du mat, je vois un reportage sur tv7’ la tv locale et la, miracle !
Le journaliste interroge Mathieu Rouanet, l'un des meilleurs potes de Lio, rencontré à la Réunion, et qui dit qu'il vient de prendre le site de Cestas et qu'il a monté une école d’ULM !
Le lendemain j'y étais, il me reconnaît, sait qu’on est tous 2 potes avec Lio, et comme je veux faire la formation Ulm, il me dit qu'il m'a vu voler et que je me démerde bien, qu'il me file son matos perso et me propose la formation à 300 € (au lieu de 1000)...
Bon ben banco mon gars’ que je lui dis
Par la suite Mathieu se mettra à la compétition et deviendra le champion du monde mais surtout La Référence de ce sport !
Grâce à lui’ l'équipe de France fera des miracles et il sera l’un des meilleurs en vol avec minimum de carburant car se mettant en mode parapentiste alors qui est en paramoteur.
C'est en effet dans ces années la qu'apparaissent les bras articulés qui permettent de piloter un paramoteur comme un parapente.
A l'époque il a tourné pleins de videos et films dont un pour Thalassa notamment sur un chouette trip vidéo en Amazonie.
Il a transformé complètement le monde du paramoteur notamment en y apportant les connaissances du parapente et les acrobaties car à l'époque c'était 2 mondes complètement différent (l’Ulm c'est le monde l’aéronautique donc tres sécuriséet tres tres sage a l’époque ... rien à voir avec le parapente même si tu as une voile dans les 2 cas).
MDR... t'as une vidéo de lui a Séoul ou il fait tout ce qui est interdit en ville avec des trucs hallucinants ... et quand il atterit, c'est la star et le maire en personne vient le féliciter chaleureusement !
Ya des tonnes de vidéos sur lui, je tenterai de vous en trouver une chouette
On a aussi fait du décollage au treuil sur une caisse défoncée avec des pneus lisses et un gros trou sur le toit pour que le conducteur puisse communiquer avec le treuilleur, qui se trouve de dos par rapport à ce dernier pour faire ace au parapentiste en l'air, que j'ai parfois conduite et c'était olé olééé...après t'as une sécurité avec un coupe câble pour liberer celui qui vole en cas d'urgence - mais quand même
Mathieu et Lio ont commencé le parapente à l’age de 15/16 ans et à Piedrahita, j'ai sympathisé avec un autre E.T., 19 ans à l'époque avec son pote aussi jeune et aussi allumé que lui... c'est Julien Escalier qui avait débuté le parapente à l'âge de 8 ans !
On lui avait refusé le monitorat à l'âge de 17 ans non pas parce qu'il n’avait pas le niveau mais parce qu'il était mineur
On a fait les 400 coups avec ces 2 la... avec des rodéos en voitures sur l’attero delta de Piedrahita et en l’air on pouvait leur demander de nous faire n'importe quoi... et ils le faisaient !
L’un avait embarqué Tatane en bi... pour des accros et Julien m’avait même radioguidé...
On dormait sur l’atéro deltaplane et on faisait même découvrir le parapente à certains en les mettant sous une voile, leur donnant kèk conseils et en les attachant à une corde qu'on tirait à 5 ou 6 comme des malades en courant pour les faire monter à 6/7 m de haut
Jeffo m’avait aussi amené en bi et j'avais été bluffé par la maitrise notamment de son atterrissage... comme par celle de Cyriaque, une des Références de la Réunion, qui détenait les clés du site des Colimaçons, et emmena notamment ma femme en bi alors que l’on volait tous 2 cote a cote en remontant sur le haut des ravines.
Qd j'y pense aussi... à Chamonix début 2000, j'avais interrogé les parapentistes locaux pour savoir si un voileux du Pays basque y était déjà venu... et les gars m’avaient dit non puis ah si un mec avec un prénom bizarre... par réflexe, j'avais aussitôt replique ’Cyriaque ?’ et ils m’avaient dit oui c'est lui et dès son 1er vol , il a tout pigé !
Il est parti vers Passy, s'est posé pour aller au resto, à redecolé puis est rentré sur Cham
Incroyable à l’époque comment on allait sur le spot de Plan Praz du Brévent, ou tu passais par la porte de service des RM, remontais en contournant l'installation et prenais le TS... ou en cours de route, tu jetais ton parapente dans le vide pour une chute de 6/7 m dans la neige, puis tu n'avais plus qu'à le récupérer pour t'installer au déco !
Une fois j'y ai vu Sandy Cochepain, l’ancienne championne du monde et ambassadrice des parapentistes, super gentille et super mignone, qui s'est vautré devant moi !
Elle devait peser 50 kg et décolle en biplace avec un gars de 100 kg sauf que le gars flippe en finale et freine !
Elle a beau le pousser de toutes ses forces, le bi place décolle qd même mais la voile leur passe devant et il chute 50 m plus bas heureusement dans la grosse popow.
Je regarde autour de moi et il ’y a que 2 autres parapentistes qui n’ont pas fait gaffe.
Je me précipite pour les aider à sortir du merdier... et a chaque fois que je revenais au déco de Plan Praz, Sandy me faisait un gros smac et ceux qui me connaissaient pas se demandaient qui j'étais
Tout comme la fois où je débarque avec une sacrée équipée dans les bars près de la gare de Cham avec Fanfan, un guide reputé dont on disait que cetait l’un des 10 meilleurs riders de la Vallée, Arnaud Adam, champion du monde ski extrême 98, et Zitoun, une sacrée référence du monoski (qui m’avait d'ailleurs rejoins a la Réunion la seconde fois ou j’y etais)... et les mecs qui disaient : mais c'est qui ce gars ?
Boh un gars qui vient du Pays basque... et moi qui les regardait avec un air sauvage, du style ’faut pas m’emmerder’
D'ailleurs y’avait aussi Yoan, un moniteur de parapente assez incroyable et très sympa qui avait commencé le parapente a 16 ans et bossait aux Ailes du Mont Blanc, et qui m’avait invité chez lui.
J’avais sympathisé aussi avec Jean-Charles qui fit plus tard le baptême d’Alf, et je me souviens d'une fiesta déjantée avec lui et windee, une anglaise... rentré me coucher vers 5h du mat, ils m’avaient appelé vers 9h pour que j'aille les retrouver et les ramène en jeep alors que moi aussi, j’avais pas vraiment dessoulé, mais alors eux, totalement incapables de conduire
Cham’ j'y étais 2/3 semaines par hiver de 98 à 2003, pour le mono et le parapente, suite notamment au stage UCPA initiation pente raide (1 semaine avec un guide tres expérimenté qui etait aussi moniteur de ski... et avec le fréro).... d'abord logé chez Spat au coeur de la ville ds l'ancien immeuble Astoria pres du Casino puis chez Zitoun à Cham les Praz,puis dans un hameau proche.
Quand les locaux ont appris que j’avais carrément été invité par *** à boire le champagne dans son chalet car je lui avais rendu service mais sans chercher une quelconque récompense, ils étaient jaloux !
Bien qu'en ayant entendu parlé plusieurs fois et qu'on m’ai même proposé de le rencontrer, ...mais je répondais qu'on finirai bien par se croiser, je ne connaissais pas encore le plus célèbre monoskieur du coin... finalement rencontré le samedi soir de la MonoPride 7 à Villard de Lans... pour une grosse fiesta

Mon créneau fétiche a l’époque, c'était 2 semaines a LG pour etre affûté puis 2 semaines a Cham pour être capable de suivre les locaux et quils m'amènent sur des spots de ouf
Aux Grands’ j'y ai fait la totale, et même l'ouverture du Couloir des autrichiens, ou sur le bord du glacier, je fais un p**** de saut fantastique et casse mon Légende tout neuf (la tranche carrément pétée ! Car il n’avait pas accepté d'être autant plié sur la glace... avec une réception bien maitrisée mais ayant entendu le gros ’clac’ je savais quil était flingué) - la suite du parcours étant facile, javais reussi a le piloter jusqu'à Cham .... magique d'autant qu'à 2 avec Zitoun.... suivi d'une soirée mémorable à la Brasserie des Sport, puis on a tous 2 debarqué complètement bourrés au resto, les chaussures de ski au pied et le matos a la main vers 23h... ou j'ai offert la bouteille la plus chère de ma vie : un Chateauneuf du Pape blanc à 500 FF !
Et bien sûr la der benne des Grands à 7 riders dont 2 guides et 2 moniteurs de ski, et bien sur la pause en altitude pour le point de vue fantastique... ééé le coup de gnôle
Le grand et le petit envers aussi ou après le refuge du requin me retrouve un peu piégé ds l’un des couloirs proches alors que Zitoun, accompagnant sa douce, prend un chemin de traverse pour lui éviter la glace vive.
Me retrouve seul avec un rider, qui va tout droit, fait un saut de dingue pour passer la barre rocheuse, se récupère avant la cuvette du bas pour un 2 ème saut aussi joli.
En mono, c'était trop chaud non pas de sauter la barre mais de se récupérer ensuite à Mac 2 ... sur de la glace vive donc sûr de s'écraser a fond les ballons dans la cuvette de glace finale.
Du coup, j'ai fait de la varappe sur la barre, ai ensuite repris appui puis pour montrer que j'assurerai qd même ’ ai fait une jolie godille ds la pente raide gelée avec un pti saut en finale.
Toute une journée de dingo avec Gllen Plake, ce fut aussi une journée fantastique où à un moment, j'ai montré une jolie maitrise sur la glace, réalisant même un saut, une belle réception puis aussitôt une chouette marche arrière pour me ranger en créneau et en épis pile poil à coté des autres riders... j'avais été le dernier a descendre car il fallait que je sois en position de secours possible à un passage intermédiaire au Brévent.
A la Réunion, je me souviens aussi de 2 vols particuliers... un déco à 1100 m et l'autre à 1200...
Le 1er ou tout se bouche au moment où on arrive, et comme je suis énervé , je decolle qd même dans le brouillard... Tatane disant à ma femme ’bon ben il va se tuer’... et gardant le cap, je m'en tire bien.
L’autre ou je décolle trop rapidement et WTF en l’air car je n'arrive pas à naviguer, ayant la plus vicieuse clé de ma vie (méga nœud des suspentes !)... obligé de garder les bras hauts, et même de lâcher la commande gauche et de basculer tout mon corps sur le côté droit comme un malade pour aller à peu près tout droit sinon c'est scratch dans les arbres et impossible d'utiliser les freins.
Je tire comme un dingo et impossible de libérer les suspentes, en plus j'arrive sur des lignes très hautes tension donc obligé de faire un retour côté montagne. Je me retrouve au dessus de la pampa et en y mettant toutes mes forces, je libère les suspentes mais me retrouve dans une zone où je suis obligé de poser en urgence car les lignes tht me bloquent le passage.
Posé olé olé sur un petit espace découvert entre les champs de cannes à sucre.
Aussitôt un black court vers moi avec une machette à la main et je me souviens qu'on m’a dit que les excités du coin, le rhum et les machettes, ça fait pas bon ménage
Le mec se jette sur moi... me prend la main... et la serre chaleureusement en me disant : je t'ai vu, c'est fantastique !
Sur que j'étais le seul parapentiste à avoir posé dans ce trou perdu !
On discute gentiment- puis il me dit : ’mais comment tu vas repartir ?
Je lui réponds en voyant la végétation hyper touffue que je ne sais pas mais que je pense que je vais redécoller.
Il me dit : tu vas Re - dé - co - ler !? ébahi et en ouvrant des yeux immenses !
Il me resserre la main chaleureusement puis il se barre.
Je fais le topo et me dis que c'est impossible.
Je trouve néanmoins une option mais digne d’Indiana Jones !
Trop de végétation !
Je tente un coup mais ça touche de partout et la voile s'affale sur les roseaux.
Je fais un peu le ménage, bois un coup et me dis que c trop chaud...
donc je tenterai une dernière fois et laisserai tomber si ça foire...
J'y vais en force, jongle avec la voile, me faufile et zou c parti... sauf que je tape une branche en bois... coup de chance c'est du bois mort, il pète et s'accroche à mes suspentes mais sans les bloquer, je franchis une trouée et ça frotte mais ça passe alors que je ne suis qu'à 1 m du sol, et la, je vois que ça bifurque à gauche à 90⁰ vers un petit goulet de 10 m qui mène au vide alors que je suis trop bas pour manœuvrer... si je perds le seul mètre de hauteur que j’ai, je suis foutu... je tourne sec pour prendre le nouveau cap et tente de me maintenir en freinant un chouia mais rapidement- et en priant beaucoup, j'accroche des plantes exotiques qui heureusement souples me laisse passer et je bascule dans le vide avec la voile un peu en arrière, remontant instinctivement les mains, la voile se remet au dessus de moi et je suis tiré d'affaire en soufflant un grand coup.
Après avoir atteri, la branche d’arbre toujours dans les suspentes

les locaux me confirmeront que c'est impossible de décoller de cette zone
A la Réunion j'y ai aussi vécu une ’cour des miracles’ en rentrant de Mafate mais ça serait trop long à raconter car il faut ’planter le décor’ .. ce sera pour une autre fois
Au Pays basque, j'ai connu plein d'autres aventures, et d'ailleurs me suis bien calé avec Jeffo pour les baptêmes du fréro et de sa femme en volant de concert avec Jeffo et avec atéro au déco puis champagne et méga plateau de fruits de mer non loin du sommet sur un site aujourd'hui interdit - sauf pour Jeffo qui l’a ouvert et qui connaît bien les locaux, fermiers et autres, dont certains ne sont pas facile facile et pourraient t'envoyer une volet de plombs sur un coup de tête
Pas aller n'importe où notamment quand la chasse est ouverte...
D'ailleurs on était passé voir un local rustique qui avait commencé à nous engueuler - se faisant interrompre par sa femme qui lui disait ’mais tu vois bien que c'est Jeffff’ du style si y'en a qu'un qui est autorisé à zoner en parapente dans ce secteur, c'est bien lui
En effet, ça a souvent gueulé, des bergers disant que les parapentistes faisaient fuir les bêtes vers le bas alors que d'autres disaient qu'ils les attiraient sur les hauteurs - en sus des parapentistes non locaux qui faisaient n'importe nawak...
Le Pays basque, LG, Chamonix, Piedrahita, Arconnès, Orio... l’Espagne en général, le Portugal et la Réunion... une ambiance folle et une sacrée époque !
D'autant que basculant en mode fêtard, je devins par la suite une vraie nouille comme rider... c vrai que la santé s'est dégradée avec un dos et une épaule en vrac, et puis psychologiquement je n'étais plus prêt a me mettre en mode no limit... mais quels souvenirs fabuleux !