L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES
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Quinq
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES
Tu me donnes envie d'aller fouiller dans la chaufferie, voir si une rareté ne s'y cacherait pas...
Mais bon, y'a un sacré bordel à bouger pour y accéder!
"Pas d'huile, pas de feux, pas d'allumettes..." Keep cool, quoi, ou bien!
- Zèbr
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES
Super Fred !
... Et toujours plein d'humour
Intéressant l'histoire du rocker
Intéressant l'histoire du rocker
Déjà 60 années de découvertes, de surprises, de souffrances, de joies... La vie quoi !
60 années Ça va vite, je sais ! A l'image de la vie...
60 années Ça va vite, je sais ! A l'image de la vie...
- lolo35
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES
Une fente pratiquée sur l'avant améliore le comportement en torsion.
cecel va etre contant
cecel va etre contant
a qui molo pas qui bobo
- allride
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES
Je t'avoue qu'à priori c'est pas ça qui me semblait le plus convainquant, mais Rico qui la ride régulièrement m'a assuré que ça se sent. Et en y réfléchissant ça parait pas illogique, surtout avec les "flex" de cette époque...
- cecel55
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES
Ben oui, Cecel il est content, non seulement de la fente où apparemment ça sent bon, mais surtout de lire avec attention et admiration un passionné, connaisseur, producteur de planches qu'est Fred que je ne connais pas physiquement mais que je bois avec immodération à chaque post (non, j'en suis pas, hein lolo !!) Que du plaisir à découvrir, apprendre et surtout ne pas m'arracher les yeux car aucune faute de français dans son texte (exceptionnel de nos jours), pour moi, ce sont les restes d'une éducation d'un vieux c** de 67 ans qui connaissait tous les chefs lieux et départements par cœur (presque comme les jeunes d'aujourd'hui
). Pour en revenir au présent, Fred, continue à nous abreuver de ces belle histoires et je pense que tes planches sont à l'image de tes textes (d'après les tests et essais), belles et fiables !!! Bravo à toi. (en me relisant, je me demande si je ne deviens pas amoureux) des planches c'est sûr, du Fred à voir
sur un malentendu
Rassure toi, j'ai été plusieurs fois sur des podiums aux France Tirs Armes Anciennes poudre noire, mais maintenant, " j'en vise plus que j''en tire ", comme les brochets "2/3 tiers en gueule, 1/3 en queue ! Allez, bonne continuation, papy va se reposer, j'ai du mal à me remettre de mes kms de marche à l'Alpe d'Huez il y a 8 jours.
Rassure toi, j'ai été plusieurs fois sur des podiums aux France Tirs Armes Anciennes poudre noire, mais maintenant, " j'en vise plus que j''en tire ", comme les brochets "2/3 tiers en gueule, 1/3 en queue ! Allez, bonne continuation, papy va se reposer, j'ai du mal à me remettre de mes kms de marche à l'Alpe d'Huez il y a 8 jours.
A donf dans l'Fentu !!
- allride
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES
Salut à tous
Les meilleures choses ont une fin...
. Dernier épisode de notre saga, qui nous conduira des fastes et des errements de la période pintail à nos planches actuelles, grâce à un stupéfiant retour vers le passé qui permettra d'aborder l'avenir sur de bien meilleures bases...
Rappel du contexte: nous sommes en 1990, et le mono est à l'agonie. Ejecté de son piédestal par le snowboard son fils spirituel (Ah, la famille...) il est devenu totalement ringard et has-been. Et en plus une période de disette en neige a fait disparaitre momentanément les grands champs de poudreuse qui étaient son meilleurs terrain d'expression et renvoyé tout le monde sur la piste. Virage que le snowboard a parfaitement su négocier en devenant une bête à carver, dont les mythiques "Vitelli turns" constituent désormais le top de la branchitude. Pendant que le monoski resté désespérément pintail n'en est que plus ridicule en ce domaine...
Les constructeurs jettent l'épongent (Head, Jonathan, Dynastar...), ou continuent à produire quelques exemplaires au compte-gouttes pour les derniers nostalgiques (Nidecker, Lacroix...). Mais sans autre évolution que des améliorations mineures qui ne changent absolument rien au problème fondamental: le pintail sur la piste, ça tient pas !!!
La palme de l'immobilisme revenant sans conteste à Rossignol qui continuera à écouler son inoxydable modèle de 1984 pendant 10 ans de plus sans autre modification qu'un changement de déco tous les un an ou 2. Et à des quantités largement supérieures à ceux qui se faisaient ch... à innover encore un peu au vu du nombre d'exemplaires qu'on trouve sur le marché de l'occasion... Une fois de plus quoi qu'on en pense on ne peux que leur reconnaitre d'avoir frappé un grand coup en 1984 !!!
Seul au milieu de ce marasme Duret relève le défi et sort un tout nouveau modèle adapté aux conditions du moment. En s'inspirant de son snowboard alpin dont il reprend le nom et la déco: le WORLD CUP, qui existera à ma connaissance en 3 décos présentées dans l'ordre de sortie de gauche à droite sur la photo.
Si l'engin fera un certain bruit à sa sortie chez les rares survivants découvrant avec émerveillement le bonheur de la conduite coupée après des années à dériver sur des pintails, le verdict du temps passé est malheureusement plus sévère...
- Sans doute effrayé par le comportement inconnu que pourraient donner à un monoski les lignes de côtes très creusées des snowboards alpins (5 cm de taille de guêpe en moyenne), Duret s'est prudemment limité à la moitié de cette valeur. Et avec des côtes de 19,5/17/18 le résultat n'est finalement qu'une timide évolution en plus étroit et à peine plus taillé du... Pierre PONCET de 1978, rebaptisé POWDER MACHINE en 1980 !!! L'étroitesse étant d'autant plus malvenue que si elle pouvait se justifier à cette période 100% piste elle fait une croix sur toute notion de polyvalence, qui aurait été fort appréciée quand reviendra la poudreuse. Surtout sur un engin dont c'était quand-même le principal programme initial...
- Un bon point avec l'apparition d'une plaque de renfort pour les fixations (enfin...), mais ça aurait pu être l'occasion de revenir sur la construction qui reste malheureusement identique depuis 1978. La planche est donc tout aussi enclumesque et intordable que les modèles précédents, voire-même pire avec le rajout de la plaque de renfort...
A signaler quand-même l'existence d'une rarissime série limitée qui reviendra sur ce point grâce à une réduction conséquente de l'épaisseur. Sans doute réclamés par certains clients exigeants, le seul modèle que j'ai vu de ma vie provenait du magasin Jean BLANC à Courchevel. Dont j'imagine volontiers qu'il ait pu lâcher quelques billets supplémentaires pour ne pas horrifier ses richissimes clients avec ce rail de chemin de fer. De souvenir elle était dans les tons noir, marron et rouge.
Hormis cette série le bilan général est plutôt mitigé. La version 195 reste une arme de derby grâce à ses caractéristiques idéales pour tirer tout droit dans les pires champs de mines: longue, étroite, peu taillée et béton... Parfait. Mais le reste du programme est pour le moins limité. Trop étroite pour la poudreuse, pas assez taillée pour du beau carving sur piste, et dans tous les cas d'une rigidité et d'un poids d'un autre temps. Franchement, peux mieux faire...
Le "mieux" sera atteint en 1995 avec la présentation d'une toute nouvelle génération de 2 modèles toujours chez Duret: les premiers BEST OF, dont le programme 100% piste issu du World Cup ne constitue pas vraiment à mon sens l'évolution vers la polyvalence d'une planche tout public, et les FREE plus conformes à cet objectif. Présentés d'abord en blanc/rouge, puis rouge/jaune.
Cette fois Duret s'est enhardi dans les lignes de côtes, avec une taille de guêpe bien plus moderne: 3,5cm !!!
Mais, toujours victime de cette peur panique de l'exigence du résultat, a souhaité l'adoucir en rétrécissant à nouveau le talon qui re-perd 1/2cm sur le milieu par rapport à une World Cup et se re-rapproche donc des derniers pintails... Damned, encore raté !!!
Au final avec des côtes de 21/18/18,5 la planche reste un bon compromis entre pintails et planche moderne, mais c'est toujours pas ça...
En revanche nette amélioration coté flex, avec une toute nouvelle construction en CAP très convaincante.
Pour faire un peu de technique et tordre le cou à quelques idées reçues, la construction en CAP est une nouvelle technologie apparue dans ces années là consistant à réduire le coût de fabrication en remplaçant les chants par une excroissance du topsheet en ABS simplement repliée sur les cotés.
Si elle sera abondamment utilisée par la suite pour cacher des misères inavouables dans la construction des skis bas de gamme, ça n'en est pas pour autant systématique: à partir du moment ou on met du bon bois dedans ça ne change rien à la qualité générale, juste le prix de revient.
Et c'est le cas pour cette série de Duret, qui ont donc enfin un vrai flex souple et durable. Contrairement aux anciens modèles effectivement durables puisqu'ils ne bougeaient jamais, ou à des constructions en CAP/mousse dont la durabilité "dure" quelques sorties...
Et en plus ce flex est encore amélioré par un tout nouveau système de montage des fixs inspiré du snowboard qui permet de supprimer la fameuse plaque de renfort toujours néfaste pour lui: les fixations sont vissées sur des plaques en plastiques elles-mêmes fixées sur la planche grâce à des inserts de snowboard. Ce qui permet d'ajuster les réglages sans re-percer la planche, en plus du flex amélioré.
Malheureusement la réalisation n'est pas aussi séduisante que le principe: dans le but d'accepter toutes les vis fournies avec les fixations les plaques font une certaine épaisseur qui surélève d'autant les pieds sur la planche...
Et surtout cette épaisseur ne les empêche pas d'être horriblement fragiles. Tout autant à la casse pure et simple, en particulier au froid, qu'à la résistance des filetages pour les fixations qui foirent inexorablement en cas de serrage un peu optimiste... Problème d'autant plus gênant qu'une fois cassée on en trouve que chez Duret (à l'époque...).
En conclusion, tout comme la Dynastar évoquée au dernier épisode ce modèle reste quand-même très intéressant de nos jours pour les débutants et les réfractaires au caractère parfois un peu exigeant des planches modernes. Pas raboliques mais presque (
) il permet une initiation en douceur aux joies du carving sans se faire secouer par un talon trop présent. Reste le bémol des plaques de fixations introuvables de nos jours, mais en cas de casse le montage direct des fixs sur la planche n'a à priori pas de raison d'être moins résistant que sur les anciens modèles sans plaque de renfort. Bon, pas plus non-plus, je l'admets...
Ce shape sera reconduit plus tard sur une nouvelle version baptisée MONOSAURUS, mais sur laquelle j'émettrai quelques réserves: le syndrome du CAP bien pratique pour planquer la misère étant à priori passé par là, la seule que j'ai vue de ma vie me parait beaucoup moins convaincante, et quoi qu'il en soit d'une construction différente. Info à confirmer si certains le peuvent, mais je préfère rester prudent à son sujet...
Cruauté de l'histoire ou juste retour des choses, le shape de nos planches actuelles sera finalement inventé par un fabricant de... snowboards !!!
FREE SURF et son mythique KICK OFF, présenté en blanc ou déco bois.
En 1995 Free Surf a exactement la même démarche que Duret en appliquant les recettes du snowboard à un monoski. Mais moins encombrés par un lourd passé dans le domaine du mono ils n'hésitent pas à y mettre la taille de guêpe généreuse d'un snowboard: 5,3cm !!! Peut-être un poil exagérée avec le recul, mais on tâtonnait... Et heureusement avec suffisamment de lucidité (et sûrement les conseils d'un bon monoskieur) pour adoucir le résultat par un pintail important: 3,6cm
Et donc avec des côtes de 230/177/194 la planche présente les caractéristiques qu'on retrouvera désormais sur toutes: une taille de guêpe importante ET du pintail, mais à la condition de garder un talon plus large que le centre pour pouvoir s'appuyer dessus.
Free Surf sera d'ailleurs le premier à tâtonner puisqu'il en existe plusieurs versions présentant quelques variations minimes dans les côtes, mais quoi qu'il en soit la formule magique était enfin trouvée. Il ne restait plus qu'à l'élargir un petit peu pour retrouver la polyvalence nécessaire avec le retour de la poudreuse, et on avait le cocktail de base autour duquel tous les constructeurs allaient désormais appliquer leur propre estimation du meilleurs compromis en fonction du caractère souhaité pour la planche: plus de taille de guêpe augmente la vivacité et l'appuis sur l'avant mais nuit à la stabilité, plus de pintail rend la planche plus facile mais nuit à l'appuis sur l'arrière pour boucler.
On notera bien évidemment que par rapport aux tout premiers modèles des années 80 il s'agit exactement de la même révolution que le parabolique pour les skis: conserver le shape originel qui est celui qui a toujours fonctionné en augmentant la taille de guêpe pour améliorer le carving et le pintail pour adoucir le résultat...
Pour l'instant plus rien n'a changé depuis 25 ans, en attendant la prochaine "révolution"...
Voilà pour cet ultime épisode, en espérant vous avoir amusé et instruit en même temps. Je répète une dernière fois que tout ce que j'ai pu dire ne relève que de mon expérience personnelle et n'a pas la prétention d'être d'une exactitude scientifique: ceux qui ont des objections sont grandement invités à les exprimer, c'est comme ça que la science avance...
Remerciement à Pel pour ses précisions sur le Kick Off et ses photos. Bon printemps à tous, en priant Saint Castex pour qu'on puisse rider sur les glaciers cet été: ils sont gavés !!!
Les meilleures choses ont une fin...
Rappel du contexte: nous sommes en 1990, et le mono est à l'agonie. Ejecté de son piédestal par le snowboard son fils spirituel (Ah, la famille...) il est devenu totalement ringard et has-been. Et en plus une période de disette en neige a fait disparaitre momentanément les grands champs de poudreuse qui étaient son meilleurs terrain d'expression et renvoyé tout le monde sur la piste. Virage que le snowboard a parfaitement su négocier en devenant une bête à carver, dont les mythiques "Vitelli turns" constituent désormais le top de la branchitude. Pendant que le monoski resté désespérément pintail n'en est que plus ridicule en ce domaine...
Les constructeurs jettent l'épongent (Head, Jonathan, Dynastar...), ou continuent à produire quelques exemplaires au compte-gouttes pour les derniers nostalgiques (Nidecker, Lacroix...). Mais sans autre évolution que des améliorations mineures qui ne changent absolument rien au problème fondamental: le pintail sur la piste, ça tient pas !!!
La palme de l'immobilisme revenant sans conteste à Rossignol qui continuera à écouler son inoxydable modèle de 1984 pendant 10 ans de plus sans autre modification qu'un changement de déco tous les un an ou 2. Et à des quantités largement supérieures à ceux qui se faisaient ch... à innover encore un peu au vu du nombre d'exemplaires qu'on trouve sur le marché de l'occasion... Une fois de plus quoi qu'on en pense on ne peux que leur reconnaitre d'avoir frappé un grand coup en 1984 !!!
Seul au milieu de ce marasme Duret relève le défi et sort un tout nouveau modèle adapté aux conditions du moment. En s'inspirant de son snowboard alpin dont il reprend le nom et la déco: le WORLD CUP, qui existera à ma connaissance en 3 décos présentées dans l'ordre de sortie de gauche à droite sur la photo.
Si l'engin fera un certain bruit à sa sortie chez les rares survivants découvrant avec émerveillement le bonheur de la conduite coupée après des années à dériver sur des pintails, le verdict du temps passé est malheureusement plus sévère...
- Sans doute effrayé par le comportement inconnu que pourraient donner à un monoski les lignes de côtes très creusées des snowboards alpins (5 cm de taille de guêpe en moyenne), Duret s'est prudemment limité à la moitié de cette valeur. Et avec des côtes de 19,5/17/18 le résultat n'est finalement qu'une timide évolution en plus étroit et à peine plus taillé du... Pierre PONCET de 1978, rebaptisé POWDER MACHINE en 1980 !!! L'étroitesse étant d'autant plus malvenue que si elle pouvait se justifier à cette période 100% piste elle fait une croix sur toute notion de polyvalence, qui aurait été fort appréciée quand reviendra la poudreuse. Surtout sur un engin dont c'était quand-même le principal programme initial...
- Un bon point avec l'apparition d'une plaque de renfort pour les fixations (enfin...), mais ça aurait pu être l'occasion de revenir sur la construction qui reste malheureusement identique depuis 1978. La planche est donc tout aussi enclumesque et intordable que les modèles précédents, voire-même pire avec le rajout de la plaque de renfort...
A signaler quand-même l'existence d'une rarissime série limitée qui reviendra sur ce point grâce à une réduction conséquente de l'épaisseur. Sans doute réclamés par certains clients exigeants, le seul modèle que j'ai vu de ma vie provenait du magasin Jean BLANC à Courchevel. Dont j'imagine volontiers qu'il ait pu lâcher quelques billets supplémentaires pour ne pas horrifier ses richissimes clients avec ce rail de chemin de fer. De souvenir elle était dans les tons noir, marron et rouge.
Hormis cette série le bilan général est plutôt mitigé. La version 195 reste une arme de derby grâce à ses caractéristiques idéales pour tirer tout droit dans les pires champs de mines: longue, étroite, peu taillée et béton... Parfait. Mais le reste du programme est pour le moins limité. Trop étroite pour la poudreuse, pas assez taillée pour du beau carving sur piste, et dans tous les cas d'une rigidité et d'un poids d'un autre temps. Franchement, peux mieux faire...
Le "mieux" sera atteint en 1995 avec la présentation d'une toute nouvelle génération de 2 modèles toujours chez Duret: les premiers BEST OF, dont le programme 100% piste issu du World Cup ne constitue pas vraiment à mon sens l'évolution vers la polyvalence d'une planche tout public, et les FREE plus conformes à cet objectif. Présentés d'abord en blanc/rouge, puis rouge/jaune.
Cette fois Duret s'est enhardi dans les lignes de côtes, avec une taille de guêpe bien plus moderne: 3,5cm !!!
Mais, toujours victime de cette peur panique de l'exigence du résultat, a souhaité l'adoucir en rétrécissant à nouveau le talon qui re-perd 1/2cm sur le milieu par rapport à une World Cup et se re-rapproche donc des derniers pintails... Damned, encore raté !!!
Au final avec des côtes de 21/18/18,5 la planche reste un bon compromis entre pintails et planche moderne, mais c'est toujours pas ça...
En revanche nette amélioration coté flex, avec une toute nouvelle construction en CAP très convaincante.
Pour faire un peu de technique et tordre le cou à quelques idées reçues, la construction en CAP est une nouvelle technologie apparue dans ces années là consistant à réduire le coût de fabrication en remplaçant les chants par une excroissance du topsheet en ABS simplement repliée sur les cotés.
Si elle sera abondamment utilisée par la suite pour cacher des misères inavouables dans la construction des skis bas de gamme, ça n'en est pas pour autant systématique: à partir du moment ou on met du bon bois dedans ça ne change rien à la qualité générale, juste le prix de revient.
Et c'est le cas pour cette série de Duret, qui ont donc enfin un vrai flex souple et durable. Contrairement aux anciens modèles effectivement durables puisqu'ils ne bougeaient jamais, ou à des constructions en CAP/mousse dont la durabilité "dure" quelques sorties...
Et en plus ce flex est encore amélioré par un tout nouveau système de montage des fixs inspiré du snowboard qui permet de supprimer la fameuse plaque de renfort toujours néfaste pour lui: les fixations sont vissées sur des plaques en plastiques elles-mêmes fixées sur la planche grâce à des inserts de snowboard. Ce qui permet d'ajuster les réglages sans re-percer la planche, en plus du flex amélioré.
Malheureusement la réalisation n'est pas aussi séduisante que le principe: dans le but d'accepter toutes les vis fournies avec les fixations les plaques font une certaine épaisseur qui surélève d'autant les pieds sur la planche...
Et surtout cette épaisseur ne les empêche pas d'être horriblement fragiles. Tout autant à la casse pure et simple, en particulier au froid, qu'à la résistance des filetages pour les fixations qui foirent inexorablement en cas de serrage un peu optimiste... Problème d'autant plus gênant qu'une fois cassée on en trouve que chez Duret (à l'époque...).
En conclusion, tout comme la Dynastar évoquée au dernier épisode ce modèle reste quand-même très intéressant de nos jours pour les débutants et les réfractaires au caractère parfois un peu exigeant des planches modernes. Pas raboliques mais presque (
Ce shape sera reconduit plus tard sur une nouvelle version baptisée MONOSAURUS, mais sur laquelle j'émettrai quelques réserves: le syndrome du CAP bien pratique pour planquer la misère étant à priori passé par là, la seule que j'ai vue de ma vie me parait beaucoup moins convaincante, et quoi qu'il en soit d'une construction différente. Info à confirmer si certains le peuvent, mais je préfère rester prudent à son sujet...
Cruauté de l'histoire ou juste retour des choses, le shape de nos planches actuelles sera finalement inventé par un fabricant de... snowboards !!!
FREE SURF et son mythique KICK OFF, présenté en blanc ou déco bois.
En 1995 Free Surf a exactement la même démarche que Duret en appliquant les recettes du snowboard à un monoski. Mais moins encombrés par un lourd passé dans le domaine du mono ils n'hésitent pas à y mettre la taille de guêpe généreuse d'un snowboard: 5,3cm !!! Peut-être un poil exagérée avec le recul, mais on tâtonnait... Et heureusement avec suffisamment de lucidité (et sûrement les conseils d'un bon monoskieur) pour adoucir le résultat par un pintail important: 3,6cm
Et donc avec des côtes de 230/177/194 la planche présente les caractéristiques qu'on retrouvera désormais sur toutes: une taille de guêpe importante ET du pintail, mais à la condition de garder un talon plus large que le centre pour pouvoir s'appuyer dessus.
Free Surf sera d'ailleurs le premier à tâtonner puisqu'il en existe plusieurs versions présentant quelques variations minimes dans les côtes, mais quoi qu'il en soit la formule magique était enfin trouvée. Il ne restait plus qu'à l'élargir un petit peu pour retrouver la polyvalence nécessaire avec le retour de la poudreuse, et on avait le cocktail de base autour duquel tous les constructeurs allaient désormais appliquer leur propre estimation du meilleurs compromis en fonction du caractère souhaité pour la planche: plus de taille de guêpe augmente la vivacité et l'appuis sur l'avant mais nuit à la stabilité, plus de pintail rend la planche plus facile mais nuit à l'appuis sur l'arrière pour boucler.
On notera bien évidemment que par rapport aux tout premiers modèles des années 80 il s'agit exactement de la même révolution que le parabolique pour les skis: conserver le shape originel qui est celui qui a toujours fonctionné en augmentant la taille de guêpe pour améliorer le carving et le pintail pour adoucir le résultat...
Pour l'instant plus rien n'a changé depuis 25 ans, en attendant la prochaine "révolution"...
Voilà pour cet ultime épisode, en espérant vous avoir amusé et instruit en même temps. Je répète une dernière fois que tout ce que j'ai pu dire ne relève que de mon expérience personnelle et n'a pas la prétention d'être d'une exactitude scientifique: ceux qui ont des objections sont grandement invités à les exprimer, c'est comme ça que la science avance...
Remerciement à Pel pour ses précisions sur le Kick Off et ses photos. Bon printemps à tous, en priant Saint Castex pour qu'on puisse rider sur les glaciers cet été: ils sont gavés !!!
- Dom
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES
yes, c'était bien instructif !Voilà pour cet ultime épisode, en espérant vous avoir amusé et instruit en même temps
merci pour toutes ces informations.
Il y a un mytik Free Surf ici qui trône dans un resto depuis X années au mur..
J'en fais une photo dès que possible pour avoir des précisions sur ce model.
Mes visuels pour l'AFM :
https://galerie.archive-host.com/g/foli ... e2z3vrbln2
https://galerie.archive-host.com/g/foli ... e2z3vrbln2
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steve H
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Re: L'HISTOIRE DU MONOSKI EN IMAGES
Super!
Tu nous a fait rêver !
J enverrais une tof également d un modèle kick off spirit, pour en connaitre l 'histoire,
Merci encore fred!
Tu nous a fait rêver !
J enverrais une tof également d un modèle kick off spirit, pour en connaitre l 'histoire,
Merci encore fred!
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Quinq
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