Fait divers
- Ange
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Re: Fait divers
T'as rien compris, c'est pas au niveau des mains que ça se met 
- pel
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Re: Fait divers
aux Z'oreilles ?????????????
miss you Bola et Rototo
La courbasse est my life, again , again and again, et encore, tiens !
De vieilles images ici mais sans le son ...
: http://www.zapiks.fr/profil/pel74/
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- Nick
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Re: Fait divers
Sauf au passage des pylônes...AlBoss64 a écrit :Comme quoi, y'a dla marge !!!
C'est pour ça qu'en Autriche à Heiligenblut les deux derniers pylônes sont doublé bois : http://www.flickriver.com/photos/gert_stone/4351261648/
C'est pour quand ça tape !!!
Et une corde part du dernier pylône à la station d'arrivée pour stabiliser les cabines avant l'entrée.
Cet hiver, j'ai testé l'ouverture de la remontée un matin à 10h00 quand ils ont estimés que la tempête s'était suffisamment calmée. C'est la seule fois de ma vie que j'ai failli mettre mon casque dans une cabine !!!!!!!!!
Et avec un EDG 188 qui ne rentre pas dans la cabine, la monobelt est très utile pour le maintenir par la fenêtre... (tellement les supports sont bas).
Le monoski, oui ; les prises de tête et les queues de poisson, non
- motardes04
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Re: Fait divers
Condoléances à la famille et pensées pour les pisteurs et agents des remontées de Montgenèvre qui ont ramassé cette pauvre gamine.
http://provence-alpes.france3.fr/2013/0 ... 04859.html
http://www.dici.fm/actu/2013/02/23/chut ... ontgenevre
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____o>°o_____ Cécile
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Re: Fait divers
Toujours dans le but de prévenir et de sensibiliser le danger de la pratique freeride le petit témoignage de Slavenburg Anthony un jeune skieur Savoyard
Bonjour, la neige pointant petit à petit le bout de son nez, je vous fais part de ce qui m'ait arriver l'hiver dernier.
Piètre écrivain, j'ai essayé de vous raconter ça avec mes mots et mon ressentie, espérant amener une plus grande méfiances encore à chacun.
Bonne lecture
Mardi 6 mars 2013, brouillard, vent, petite nuit, bref tout est réuni pour une bonne journée de ride à la maison.
Je retrouve mon pote Sacha. Après deux cafés on monte dans la benne sans trop savoir quoi faire ce matin.
Le risque est à 3/5, le vent souffle pas mal, et il commence à faire chaud (2° à 2000m). On se décide à faire un premier run dans un spot en forêt assez serré, pas mal !
De retour en benne, on s'oriente cette fois sur un autre secteur. Après une traversée un peu "craignosse" , en prenant toutes les précautions possibles, on arrive sur le spot convoité, VP4, une entrée en forêt plus ou moins raide, qui débouche soit sur deux jolies couloirs, soit sur de magnifiques run en foret de part et d'autre de ces couloirs. Notre choix est fait on évitera les couloirs vue les conditions.
Je suis le premier à me lancer au départ du run, virage à gauche, virage à droite, craaaac!
L'axe de la pente cède sous mes pieds, pas de panique, je tire droit entre les mélèzes, puis me jette complètement sur la droite pensant me mettre a l'abri. En une fraction de seconde je comprends, c'est la m****! ce que je pensais etre une petite plaque m'arrive dessus tel un rouleau compresseur, à perte de vue!
Je suis balayé, juste le temps de tirer la poignée de mon ABS, et je me fais littéralement massacrer. Rapidement je sents ma jambe gauche imploser contre un arbre, puis c'est un véritable sentiment d'impuissance face à la situation qui s'empare de moi. Impossible de maîtriser le moindre de mes gestes, pas même de recracher la neige qui s'accumule dans ma bouche. La peur m'envahit, je pense à ma fille, ma femme, je suis cuits!
Soudain, tout ralentit, je vois enfin la lumière du jour, le cauchemar s'arrête, du moins c'est ce que je pensais. L'abs a fais son boulot, je me retrouve à peine ensevelit, face à la montagne, versant une larme tout en geulant "put*** je suis vivant. Cette joie infinie est vite estompée par une sensation bizzard, mes bras, ma tête, ma jambe droite, tout fonctionne, en revanche, ma jambe gauche ne bouge pas en dessous du genou. Je ne rêve pas, j'essaye encore, le genou bouge dans tout les sens, mais le reste ne suit pas, je comprends, j'ai la jambe brisée!
La douleur me rattrape vite une fois l'adrénaline retombée, une horreur. Entre temps, j'aperçois Sacha qui me cherche et arrive vite sur moi.
Après 2/3 questions quant notre état respectif, il prend les choses en main. Il appelle le PGHM, malheureusement déjà en secours, ca sera le SAF qui viendra me dit il. Une demi heure passe, j'alterne les phases de hurlement, une manière d'atténuer la douleur, et les phases de concentration lorsqu'on l’entend enfin.
Une demi heure qui m'aura parue des heures. L'hélico nous cherche, pas facile dans ce secteur boisé. après d'infinies allé-retour, il redescend sur la station pour faire le point. Il remonte, retente le coup, le vent est trop fort, le brouillard s'épaissie, "ils s'en vont" me dit Sacha. J'ai l'impression que tout s'écroule et qu'on va rester un moment à attendre, avec cette douleur devenant de plus en plus dur à supporter.
Sacha me rassure comme il peut (merci mon pote), et passe des tonnes de coup de fil (mieux vaut partir avec un téléphone chargé. Le pghm arrive dès qu'ils auront finie leur secours me dit-il, sans aucune autre indication a laquelle me raccrocher.
les minutes passent, ca commence à être dur, je demande à Sacha de m'allumer clope sur clope pour me réchauffer, j'ai tellement froid malgré la couverture de survie qu'on a toujours dans nos sacs plus la veste de Sacha sur moi, que tout mon corps tremble et fait bouger cette saloperie de guibolle pas tout à fait dans l'axe d'ailleurs.
Je ne saurai dire combien de temps après, j'entends enfin l'hélico, ca y est on est sortie de la!!!!
Non sans mal, le pilote nous trouve, deux secouristes descendent en un temps record, Sacha remonte aussi sec, puis l'hélico redscend le mettre à l'abri, impossible d'enchaîner les deux treuillages tant le vent souffle, et la visibilité s'amoindrie, ca sent mauvais pour la suite.
En effet, le pilote fera pendant plus d'une heure d'innombrables allé-retour essayant de stabiliser sa machine sa machine au-dessus de nous pour descendre ce fichu cable.
Première tentative, ce dernier se met à tournoyer dangereusement et manque de s'enrouler autour d'un mélèze.
le pilote a frôlé la catastrophe pour sauver ma peau. Il repart.
Les coup de fil s'enchaînent entre secouristes présents, pilote et tout ceux qui gravitent autour. L'option de faire monter une caravane terrestre est sérieusement envisagée, mais elle signifie de longues heures d'attente encore, et clairement je n'en peux plus, la douleur m'est insupportable maintenant, cela fait plus de 3h que je suis posé la, la jambe brisée et pas tout a fait droite, transit de froid.
Je supplie le secouriste de demander au pilote une dernière tentative.
Ca sera la bonne! Quelques minutes plus tard, le pilote avec tout le courage possible parvient tant bien que mal entre deux rafales a stabiliser la machine au dessus de nous, le câble descend, je suis attaché en un rien de temps, et sous la puissance de l'hélico je suis éjecté hors de ce merdier, non sans douleur puisque la moitié de ma jambe sous le poids de la chaussure et malgré l'attelle posé reste quasiment sur place.
J'en chie comme jamais, mais je suis heureux. On débarque tous à la DZ de modane, le médecin peut enfin m'injecter cette morphine dont je rêvais tant.
Ce la fait six mois que ces faits ce sont déroulés, depuis j'ai subi deux opérations, et il m'en reste une. je ne pourrai pas skier pendant un moment du coup j'aimerai partager cette expérience et ses enseignements au plus grand nombre.
-Ce jour là, le risque était assez élevé 3/5, le vent soufflait fort et malgré le ressenti la chaleur était bien présente c'est un point que nous avons négligé.
-Le second point est que pour moi et je pense beaucoup d'autres, skier en forêt était synonyme de sécurité. Grossière erreur, l'intégralité de cette face en pleine forêt (200/300m sur 80 cm) a cédé sous mes pieds, la transformant en véritable hachoir à humain. J'ai eu énormément de chance.
Ensuite, un autre point que peu de gens prennent en compte c'est l'éventuel secours! Pensez a choisir vos spots en fonction de la météo et de l'accessibilité des secours. Si ma blessure avait été pu grave les choses auraient pu tourner très mal.
Enfin, je parlerai du matériel de sécurité Vue l'état de mon casque, le résultat aurait aussi été différent, je sais bien que le freeride c'est la liberté etc, mais c'est bien dommage de ne pas maximiser la sécurité. Notamment grâce a l'abs, certes le coût est onéreux, mais j'aurai certainement respiré bien plus tard si je ne le portais pas ce jour la.
La vie n'a pas de prix!
Bon ride à tous, moi ça sera en 2015.
- lolo35
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Re: Fait divers
ca fait réfléchir , tres bien écrit et décrit malgres ce qu il dit 
a qui molo pas qui bobo
- jbx
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Faits d'hiver ;)
Pas mal d'enseignements à tirer de ce témoignage
1. ne pas être jeune et fougueux ...mais non je blague (*), quoique
2. savoir aller plus vite qu'une avalanche de plaques ...voire surtout de fonte (lent au départ mais très lourd)
...ben, t un homme ou bien ? (voir *)
3. avoir un casque si tu n'as pas le crane solide (pitite nature, va
*)
4. tenir le choc de faire la bamboula toute la nuit avant d'aller en gros et gras Backcountry (*)
non sans déc ...ce que je retiens surtout comme phénomène agravant pour récupérer le rider en difficulté
sont les conditions météo qui compliquent voire interdisent une intervention rapide de proximité (c'est ce que j'avais vécu lors de l'accident de Mammuth, ou le brouillard empéchait toute intervention héliportée) mais aussi limitent une analyse sereine de la situation.
le 2ème élément me semble le fait que les riders n'ont pas testé la consistence de la neige -> surtout quand on sait que du vent assez fort a accumulé de la neige, que la pente est forte et que la température est élevée ...dans ce cas, tu t'arrêtes en haut du run pour faire dégringoler un peu de neige ou tu découpes avec ta pelle et t'analyses vite si ça peut partir
le 3ème élément est que la forêt protège habituellement (sinon elle n'existerait pas) mais pas systématiquement (notamment d'une avalanche de fonte qui est toujours lourde)
En parapente, on dit qu'il ne faut pas plus d'une inconnue dans ces 3 éléments: matos/site/météo
Ici l'état du site/le terrain de jeu est varié/incertain, une pente, des couloirs et des arbres (ss doute des rochers) ...c assez exposé voire un peu engagé, surtout dans la zone sous le vent (d'ailleurs on parle de plaques à vent).
La météo: brouillard, vent assez fort & rafaleux (accumulation régulière ou par rafales de neige voir gobelets sur les versants sous le vent, vent perturbant fortement un hélicoptère ...or un hélico découpe la masse d'air et c un des engins volants les plus solides face aux turbulences ...pourqu'il soit en difficulté, c que le vent est vraiment dangereux), température élevé (2° à 2000 m !)
on a 2 inconnues ...+ état de fatigue du rider lié à une petite nuit (engendre une baisse de vigilence, une sous-estimation des dangers et une lenteur de réaction) = carton prévisible.
si t'as pas la visi correcte (brouillard, rafales, neige, jour blanc, plafond bas) et que les conditions sont incertaines, tu te limites à la piste et aux bords de pistes (et encore ils peuvent être traitres les bords de pistes avec tuyaux, trous, cailloux, canons à neige, rupture de pente, souches, racines, touriste qui picnic...) ou en hp à des secteurs dégagés, non exposés et assez peu pentus ...à la rigueur des iti 100 % forêt (départ à arrivée) avec peu de déniv et plutôt face au vent qui a poudré les jours précédents (d'ou l'intérêt de savoir d'ou vient le vent quand la neige tombe ...du moins les vents dominants).
si t'es pressé, que la visi est bonne et pas sous le vent, tu peux tester rapidement et plusieurs fois la neige en enfonçant ton baton le plus profondément possible ...si, à un moment le baton s'enfonce d'un coup = t sur une plaque ->> dégage en sécurisant ta sortie
d'ou l'importance d'interroger les locaux/guides/esf, de se familiariser avec un site et d'aprécier son engagement en fonction de sa forme et de la météo ...mais aussi de se former à la connaissance des avalanches et aux moyens de les détecter/prévoir.
je ne mets jamais de casque mais je n'ai jamais déclenché ni plaque ni avalanche ...juste des pitites coulées
par contre, je me suis retrouvé plusieurs fois sur des plaques... et g dégagé en douceur, une fois en rampant de racines en racines car si la plaque partait, je sautais de plus de 200 m pour attérir sur des rochers (
le monoski n'amortit pas grand chose dans ce cas)
J'ai vu quelques avalanches en live dont une de près, déclenchée volontairement par notre guide ...qui l'avait sousestimé (ah ! jeunesse quand tu nous prends...
)
Faire gaffe aussi aux riders qui sont en amont et qui font n'importe nawak car ils peuvent facilement t'en envoyer une sur la tronche.
Y'a des techniques qui permettent de limiter les risques ...et donc la casse.
se former à naviguer en sécurité en montagne n'est pas du luxe et accompagner des guides est toujours instructif.
En freeride, si tu es prudent, que tu te formes correctement, que bien sur tu ne t'emballes pas et respecte certaines consignes (de bon sens), cela limite la casse ...et les frayeurs.
idem, comme en parapente, tu es en sécurité que quand tu es tout en bas dans la vallée et après avoir quitté l'équipement et la montagne (même sur du plat, ça peut être très dangereux) ...attention aux fausses impressions de sécurité.
Ayant bouclé un fameux parcours freeride à Val d'isère (iti via un col en altitude proche du glacier du Pisaillas) avec mon frère, on est arrivé sur un chemin de glace en surplomb de la rivière qu'on a longé.
ça semblait terminé et il n'y avait que 2 kms de quasi-plat sur de la glace très épaisse ...par réflexe, g laissé mon frère 5/6 m devant alors que tout danger paraissait écarté ...bien m'en a pris , juste derrière lui la paroi et le sol ...environ 2/3 tonnes de glace se détache et s'éffondre 10/15 m plus bas sur les rochers et le ruisseau
si j'avais été à 2/3 m de mon frère, je partais avec la masse me fracasser ...ça fait réflechir
le freeride n'est jamais anodin ...attention aux habitudes et aux conditions d'enneigement.
1. ne pas être jeune et fougueux ...mais non je blague (*), quoique
2. savoir aller plus vite qu'une avalanche de plaques ...voire surtout de fonte (lent au départ mais très lourd)
...ben, t un homme ou bien ? (voir *)
3. avoir un casque si tu n'as pas le crane solide (pitite nature, va
4. tenir le choc de faire la bamboula toute la nuit avant d'aller en gros et gras Backcountry (*)
non sans déc ...ce que je retiens surtout comme phénomène agravant pour récupérer le rider en difficulté
sont les conditions météo qui compliquent voire interdisent une intervention rapide de proximité (c'est ce que j'avais vécu lors de l'accident de Mammuth, ou le brouillard empéchait toute intervention héliportée) mais aussi limitent une analyse sereine de la situation.
le 2ème élément me semble le fait que les riders n'ont pas testé la consistence de la neige -> surtout quand on sait que du vent assez fort a accumulé de la neige, que la pente est forte et que la température est élevée ...dans ce cas, tu t'arrêtes en haut du run pour faire dégringoler un peu de neige ou tu découpes avec ta pelle et t'analyses vite si ça peut partir
le 3ème élément est que la forêt protège habituellement (sinon elle n'existerait pas) mais pas systématiquement (notamment d'une avalanche de fonte qui est toujours lourde)
En parapente, on dit qu'il ne faut pas plus d'une inconnue dans ces 3 éléments: matos/site/météo
Ici l'état du site/le terrain de jeu est varié/incertain, une pente, des couloirs et des arbres (ss doute des rochers) ...c assez exposé voire un peu engagé, surtout dans la zone sous le vent (d'ailleurs on parle de plaques à vent).
La météo: brouillard, vent assez fort & rafaleux (accumulation régulière ou par rafales de neige voir gobelets sur les versants sous le vent, vent perturbant fortement un hélicoptère ...or un hélico découpe la masse d'air et c un des engins volants les plus solides face aux turbulences ...pourqu'il soit en difficulté, c que le vent est vraiment dangereux), température élevé (2° à 2000 m !)
on a 2 inconnues ...+ état de fatigue du rider lié à une petite nuit (engendre une baisse de vigilence, une sous-estimation des dangers et une lenteur de réaction) = carton prévisible.
si t'as pas la visi correcte (brouillard, rafales, neige, jour blanc, plafond bas) et que les conditions sont incertaines, tu te limites à la piste et aux bords de pistes (et encore ils peuvent être traitres les bords de pistes avec tuyaux, trous, cailloux, canons à neige, rupture de pente, souches, racines, touriste qui picnic...) ou en hp à des secteurs dégagés, non exposés et assez peu pentus ...à la rigueur des iti 100 % forêt (départ à arrivée) avec peu de déniv et plutôt face au vent qui a poudré les jours précédents (d'ou l'intérêt de savoir d'ou vient le vent quand la neige tombe ...du moins les vents dominants).
si t'es pressé, que la visi est bonne et pas sous le vent, tu peux tester rapidement et plusieurs fois la neige en enfonçant ton baton le plus profondément possible ...si, à un moment le baton s'enfonce d'un coup = t sur une plaque ->> dégage en sécurisant ta sortie
d'ou l'importance d'interroger les locaux/guides/esf, de se familiariser avec un site et d'aprécier son engagement en fonction de sa forme et de la météo ...mais aussi de se former à la connaissance des avalanches et aux moyens de les détecter/prévoir.
je ne mets jamais de casque mais je n'ai jamais déclenché ni plaque ni avalanche ...juste des pitites coulées
par contre, je me suis retrouvé plusieurs fois sur des plaques... et g dégagé en douceur, une fois en rampant de racines en racines car si la plaque partait, je sautais de plus de 200 m pour attérir sur des rochers (
J'ai vu quelques avalanches en live dont une de près, déclenchée volontairement par notre guide ...qui l'avait sousestimé (ah ! jeunesse quand tu nous prends...
Faire gaffe aussi aux riders qui sont en amont et qui font n'importe nawak car ils peuvent facilement t'en envoyer une sur la tronche.
Y'a des techniques qui permettent de limiter les risques ...et donc la casse.
se former à naviguer en sécurité en montagne n'est pas du luxe et accompagner des guides est toujours instructif.
En freeride, si tu es prudent, que tu te formes correctement, que bien sur tu ne t'emballes pas et respecte certaines consignes (de bon sens), cela limite la casse ...et les frayeurs.
idem, comme en parapente, tu es en sécurité que quand tu es tout en bas dans la vallée et après avoir quitté l'équipement et la montagne (même sur du plat, ça peut être très dangereux) ...attention aux fausses impressions de sécurité.
Ayant bouclé un fameux parcours freeride à Val d'isère (iti via un col en altitude proche du glacier du Pisaillas) avec mon frère, on est arrivé sur un chemin de glace en surplomb de la rivière qu'on a longé.
ça semblait terminé et il n'y avait que 2 kms de quasi-plat sur de la glace très épaisse ...par réflexe, g laissé mon frère 5/6 m devant alors que tout danger paraissait écarté ...bien m'en a pris , juste derrière lui la paroi et le sol ...environ 2/3 tonnes de glace se détache et s'éffondre 10/15 m plus bas sur les rochers et le ruisseau
si j'avais été à 2/3 m de mon frère, je partais avec la masse me fracasser ...ça fait réflechir
le freeride n'est jamais anodin ...attention aux habitudes et aux conditions d'enneigement.
